Trier c’est bien, composter c’est mieux ! On vous explique

Le 1er janvier 2024, le tri des biodéchets sera désormais obligatoire dans tous les foyers français. Le compostage apparaît comme l’option la plus facile à mettre en place pour aller dans le sens de cette nouvelle réglementation.

Le terme désigne à la fois l’action de trier les déchets organiques (épluchures, fruits et légumes avariés, marc de café…) et le processus de décomposition de ces déchets qui se produit grâce à l’oxygène, l’humidité et l’action de micro-organismes.

Plus qu’une simple action de tri, le compostage est une vraie démarche en faveur de l’environnement et du vivant. Contribuer ainsi au cycle de la nature, c’est replacer l’humain en tant qu’acteur de son écosystème, au même titre que les animaux et les végétaux qui l’entourent. 

Malgré tout le bien qu’on lui trouve, notre cher compost souffre encore de nombreux préjugés et est trop souvent perçu comme une contrainte plutôt que comme une opportunité de prendre soin de soi, des autres et de la planète. Cette nouvelle réglementation instaurée par le gouvernement est un réel pas en avant dans le domaine de l’écologie, mais la loi n’est rien sans l’adhésion des citoyens et des citoyennes.

Et après tout, « pourquoi ajouter de nouvelles règles alors qu’il existait déjà une poubelle destinée à accueillir mes épluchures » ? Avec cet article, nous espérons vous faire comprendre les enjeux et l’importance d’une telle loi.

Les déchets organiques, des détritus pas comme les autres

Il n’y a pas si longtemps, la France était majoritairement rurale et les pratiques agricoles infusaient la société tout entière. Il était d’usage de mettre les déchets organiques dans un coin du jardin pour nourrir la terre et les éventuelles plantations qui se trouvaient là.

Cette pratique s’est perdue avec l’urbanisation du pays mais aussi avec l’instauration du concept de tri sélectif qui nous a appris que « les déchets organiques, c’est dans la poubelle noire ». Mais sans poubelle noire, nos grands-parents se débrouillaient tout aussi bien… Pourquoi ne pas s’inspirer de ces anciennes pratiques pour les remettre au goût du jour ? 

En allant chercher dans le passé des solutions aux problèmes du présent, on peut vite tomber dans la rhétorique du « c’était mieux avant » sans vraiment pousser la réflexion et sans même se demander qu’est-ce qui était vraiment mieux, qu’est-ce qui ne l’était pas et quels enseignements on peut tirer des pratiques de nos ancêtres.

Les humains n’ont pas toujours eu des comportements vertueux et il est intéressant de remettre en question les héritages du passé. Cependant, il semble que le compostage fasse partie de ces bonnes pratiques qu’il serait utile de valoriser à nouveau. Pour en être sûr, il suffit d’observer la nature. 

Prenez une forêt : au fil des saisons, les arbres bourgeonnent, créent des fruits qui permettent aux animaux de s’alimenter. Le sol reçoit les feuilles qui tombent, les excréments des animaux, autant de « déchets organiques » qui entrent dans la terre, se dégradent et deviennent une source de nutriments pour les végétaux qui peuvent alors pousser, faire des fruits, nourrir les animaux, et ainsi de suite.

Peut-on vraiment parler de déchets quand toutes ces matières organiques sont à ce point essentielles au cycle de la vie ? Les « déchets organiques » ne sont pas des détritus comme les autres et doivent être considérés à leur juste valeur. Pour cela, il faut d’abord désapprendre l’idée que leur place est dans la poubelle noire.

Le tri, solution ou illusion ? 

Cette idée, elle ne vient pas de nulle part. Depuis tout petits on nous apprend qu’il faut trier ses déchets, c’est même parfois devenu un véritable automatisme. Mais que deviennent nos détritus une fois qu’ils ont été jetés dans leur poubelle de prédilection ? Ce n’est plus notre affaire et c’est ça le problème. Le système du tri fait de nous des maillons sur la chaîne de gestion des déchets mais ne nous donne pas de visibilité sur l’ensemble du processus. 

Aussi, on nous incite à trier pour faciliter le recyclage, mais on oublie de nous dire qu’à part le verre, la plupart des déchets ne sont pas recyclables à l’infini. D’ailleurs, les chiffres varient d’une étude à l’autre mais environ 35% des déchets que l’on met dans la poubelle jaune ne sont finalement pas recyclés. On se rend alors compte que quoi qu’il arrive, un déchet même recyclable reste un déchet, c’est-à-dire « un objet en fin de vie […] qui ne présente plus d’utilité » selon la grande encyclopédie du web.  

Et le compost dans tout ça… échappe complètement à cette logique. Enfin une information rassurante ! Il est possible d’avoir la main sur le recyclage intégral de nos « déchets organiques », qui ne répondent même pas à la définition de Wikipédia puisqu’ils ont toute leur utilité dans le cycle de la nature.

Les matières organiques se recyclent à l’infini, à condition qu’on se sorte de la tête que leur place est dans la poubelle noire ! Le compostage est accessible à tous les profils, que l’on soit rural ou citadin, enfant ou retraité, avec ou sans jardin. Il n’est pas question d’arrêter de trier mais simplement de se rendre compte que le tri n’est pas une solution miracle dans la gestion de nos déchets. D’où le titre de cet article : trier c’est bien, composter c’est mieux !

2024, nous voilà…

Comme tout changement d’habitude prend du temps pour bien s’ancrer dans le quotidien, on vous invite dès maintenant à envisager votre transition vers le compostage pour attendre 2024 en toute tranquillité. N’hésitez pas à consulter les autres articles de notre site pour découvrir concrètement comment fonctionne le compost. Vous trouverez également de nombreux conseils et astuces pour vous accompagner dans votre démarche !

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