5 façons de savoir si votre compost est en bonne santé

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Sur le balcon d’un appartement, sur une terrasse ou dans un jardin, le compostage est accessible à tous ! A la fois économique et écologique, le compostage permet de transformer ses biodéchets en compost, un amendement organique idéal pour jardiner.

Toutefois, pour un compost en bonne santé, il est important de suivre quelques règles. Sinon, vous risquez d’obtenir un compost déséquilibré. L’aspect, la texture, l’odeur du compost, la présence d’insectes, la température sont autant d’indicateurs de l’état de santé de votre compost.

Voici nos conseils pour réussir un bon compostage, ainsi que 5 façons de savoir si votre compost est en bonne santé.

Des conseils pour réussir un bon compostage

Le compostage, c’est le processus de transformation naturelle des déchets organiques en compost par des organismes vivants, micro (comme les bactéries et les champignons) et macro (à l’image d’insectes). En compostant vos déchets humides et secs, vous réduisez votre poubelle d’au moins 30% ! Transformez vos déchets en un compost riche en nutriments, pour jardiner au naturel et remplacer l’utilisation d’engrais chimiques.

Toutefois, composter ne s’improvise pas. Pour qu’un compost reste en bonne santé, quelques grandes règles sont à respecter. Voici les principes de base pour mettre en place un compost à la maison !

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Les différentes techniques de compostage

Il est tout d’abord utile de rappeler quelles sont les différentes sortes de composteurs que vous pouvez acheter ou fabriquer facilement.

Vous disposez d’un espace suffisamment grand ? Optez pour un compostage en tas sur le sol. Ce dernier sera bien entendu à mélanger régulièrement et à surveiller pour prévenir l’apparition de maladies et bactéries notamment. Sinon, vous pouvez aussi installer un bac à compost ou un silo en bois dans votre jardin. Cette technique a l’avantage de donner un compost rapidement utilisable (environ 8 mois) pour une utilisation immédiate.

Pour ceux qui ne peuvent dédier qu’une petite zone au compostage, nos lombricomposteurs conviennent parfaitement aux petits espaces et à la vie en appartement. Avec l’aide des vers de compost, le processus de dégradation des biodéchets sera environ 4 fois plus rapide qu’avec un composteur classique. Nos potagers composteurs autofertiles vous permettent même de cultiver des légumes et des herbes aromatiques sur votre balcon.

La liste des différents déchets et matières à composter

Pour garder un compost équilibré, il est essentiel de connaître quels déchets sont compostables ou non. Le compost idéal contient environ 60% de matière azotée et 40% de matière carbonée.

Il est possible de composter les déchets organiques alimentaires (à l’image des épluchures de légumes en cuisine, des coquilles d’œufs et de fruits secs), les déchets secs (à l’instar des cartons et des papiers), les déchets végétaux (comme les feuilles mortes, les restes de tailles et de tontes).

Il faut en revanche veiller à ne jamais ajouter de détritus non biodégradables, car ils ne se décomposent pas. C’est le cas du plastique, du verre, des gros morceaux de bois, de la litière des animaux, des couches de bébés, des restes de viandes, des épluchures d’agrumes et traitées. Ces derniers exemples doivent rejoindre le sac poubelle ou faire l’objet d’un tri.

Comment utiliser le compost au jardin potager ?

Avant d’aller au bout de la maturité complète du compost, vous pouvez déjà vous en servir comme un paillis pour les arbres et les arbustes fruitiers. Il faudra plusieurs mois avant d’intégrer le compost mûr à la terre végétale de votre potager. Il est important de respecter ce cycle sous peine d’abîmer les jeunes cultures. Installez de fines couches de matière décomposée pour améliorer la porosité du sol et limiter les pertes d’humidité.

Pour aller plus loin, découvrez notre article Comment utiliser le compost mûr ?

Après ces quelques rappels sur la manière de composter vos déchets organiques, il est temps d’apprendre à repérer les signes prouvant que votre compost est en bonne santé (ou non).

#1 Quel est l’aspect d’un compost mûr de qualité ?

La première chose à faire est d’observer attentivement l’aspect de votre compost. Pensez à vous rendre régulièrement au fond du jardin ou sur votre balcon pour contrôler. Le contenu composté doit être totalement homogène. Aucun reste ou gros morceau d’épluchures ne doivent être visibles. Le tas doit arborer une couleur brune, sombre voire quasiment noire. Une teinte verte rappelant celle de la pelouse signifie que le compost est encore trop immature. Pour accélérer le compostage, vous pouvez biner le tas une fois par semaine. Sinon, ajouter quelques insectes ou vers lombrics est une façon écologique de donner un coup de fouet à votre compost.

#2 Quelle est la bonne texture du mélange composté ?

Le compost doit avoir une texture proche de celle du terreau, c’est-à-dire moyennement friable et non compacte. Il ne faut plus pouvoir identifier tel ou tel déchet, tout doit être décomposé, sans morceaux apparents. Le compost ne doit être ni en excès d’humidité ni trop sec. Prenez une poignée dans une main en formant une boule que vous compresserez. Si des gouttes d’eau perlent, il va falloir ajouter de la matière sèche et cesser d’arroser. Il faut environ 60% d’humidité pour favoriser le développement des micro-organismes.

#3 Quelle est l’odeur naturelle d’un compostage riche ?

Un environnement extérieur qui sent mauvais est toujours une source de nuisance pour le voisinage, surtout en saison estivale. Pensez donc à contrôler l’odeur de votre compost, car en plus d’être dérangeant pour les habitants, il s’agit aussi d’un signe de mauvaise santé. Un excès d’eau est souvent la cause d’une odeur déplaisante. Il faut essayer d’équilibrer les déchets humides et secs. Un surplus de matière verte, riche en acides, couplée à une mauvaise aération peuvent aussi être à l’origine de ce phénomène. Pour rééquilibrer, vous pouvez ajouter des feuilles mortes, de la sciure de bois ou des morceaux de carton. Pour que le tas respire, vous pouvez créer quelques cheminées plongeant dans le compost et donnant accès à l’air libre. La bonne odeur à sentir correspond à celle des forêts en automne lorsque la pluie vient juste de passer. C’est une senteur d’humus frais, plutôt plaisante.

#4 Des insectes à l’intérieur du composteur : une présence importante ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la présence d’un certain nombre d’insectes et de champignons dans votre compost est une bonne nouvelle. Dans leur grande majorité, ces insectes sont bénéfiques à la vie du compost. C’est par exemple le cas des vers, collemboles, cloportes, mille-pattes, ou encore larves de cétoines. Détritivores, ils accélèrent la décomposition des déchets et permettent une meilleure aération du compost.

Toutefois, certains insectes sont révélateurs d’un mauvais équilibre du compost et peuvent causer des désagréments. C’est par exemple le cas des fourmis, dont la présence est révélatrice d’un compost trop sec. Ou encore des moucherons, qui se développent lorsque le compost est trop humide. De même, si des moisissures se développent en quantité dans votre compost, cela peut signifier que votre compost est trop humide. Un peu de carton pour réguler l’humidité, un peu de brassage en surface pour casser l’effet de recouvrement, et tout devrait se remettre en place !

#5 Maintenir un bon équilibre des températures

Condition n°5, les températures justes. Le lombricompostage est aussi appelé « compostage à froid », car il n’induit aucune montée de températures. En revanche, dans un tas ou un bac de compost, l’activité microbienne génère de la chaleur. Munissez-vous d’un thermomètre à compost pour vérifier de temps en temps que les températures se situent bien dans la zone optimale pour détruire les pathogènes. Pendant les premières semaines (phase dite thermophile), il doit faire entre 55° C et 70° C. En dessous, cela peut signifier qu’il existe un problème dans votre compost. Après plusieurs semaines, le compost commence à refroidir, c’est la phase de séchage. Il ne fait plus que maximum 40 degrés au fond du compost. Pour bien utiliser le thermomètre, il suffit de l’enfoncer à environ 60 cm dans le tas.

Conclusion

Pour savoir si votre composteur est en bonne santé, faites bien attention à l’aspect, la texture, l’odeur et la température du compost, ainsi qu’à la présence d’insectes (détritivores ou nuisibles). De manière générale, un compost en bonne santé demande un entretien au fil de l’année. Un petit examen de temps en temps permet d’éviter bien des erreurs et de traiter rapidement le problème à la source. D’ailleurs, connaissez-vous les 5 problèmes les plus fréquents au compost ?

Si vous ne vous êtes pas encore lancés dans l’aventure, adoptez la compost attitude avec nos composteurs !

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