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Comment savoir si ma plante est malade ?

Dans le jardin, au fond du potager ou à la maison, nous sommes nombreux à prendre soin de nos plantes préférées et cela durant toute l’année. Néanmoins un entretien méticuleux ne suffit parfois pas à éviter aux végétaux de tomber malades. Acariens, moisissures, flétrissements, toutes les parties de la plante peuvent être exposées à divers maux. Il convient alors au jardinier amateur d’apprendre à identifier les symptômes des maladies répandues et de mettre en application quelques conseils de jardinage.

Savoir reconnaître les symptômes des principales maladies

Des feuilles qui jaunissent et tombent, des tâches blanchâtres sur les jeunes pousses ou de la pourriture visible à la surface du substrat ? De multiples signes indiquent que votre plante se sent faible. Voici donc comment reconnaître les symptômes courants des maladies des plantes.

Les signes des maladies cryptogamiques

Le terme clinique « cryptogamique » signifie simplement « champignon ». Les maladies dont les principaux symptômes prennent la forme de moisissures peuvent être fatales aux plantations attaquées. Oïdium, fumagine, mildiou ou encore moniliose mettent en péril la croissance voire la vie des plantes.

L’oïdium

L’oïdium se traduit par l’apparition de moisissures et d’une poudre blanche vaporeuse sur les feuilles. Un temps sec et fortement humide est propice au développement de ce champignon. Le végétal arrête de grandir et les feuilles prennent la forme de boursouflures. Les arbres comme le chêne ou le pommier sont principalement touchés.

Le mildiou

Maladie cryptogamique, le mildiou s’attaque surtout aux légumes du potager comme les tomates, les pommes de terre mais aussi les vignes. Des tâches brunes font pourrir les feuilles et dégagent une odeur très reconnaissable. Le mildiou est à l’origine de la « crise de la pomme de terre » ayant provoqué une famine en Irlande.

La fumagine

Les insectes dits « suceurs-piqueurs » sécrètent du miellat sur la plante et favorisent ainsi l’apparition de champignons provoquant une sorte de suie noire qui affaiblit le végétal contaminé. De l’eau savonneuse à base de savon de Marseille peut être appliquée à l’éponge sur tout le feuillage.

Les problèmes de santé liés aux attaques des insectes parasites

Les champignons et spores ne sont pas les seules causes de maladies des plantes. Ces dernières peuvent aussi souffrir des attaques d’insectes nuisibles. Le type de parasite particulier dit « piqueur-suceur » est particulièrement néfaste aux végétaux.

Les araignées rouges

Il s’agit d’acariens appelés « tétranyques » comptant 8 pattes d’où leur surnom « d’araignée ». Ce sont les végétaux d’intérieur qui sont les plus concernés ainsi que les pots placés sous serre. Une atmosphère sèche provoquée par le chauffage en hiver leur est bénéfique. Visuellement, la plante se colore de points jaunes puis voit apparaitre des trous par endroits. Parfois, on observe aussi de minuscules toiles d’araignées.

Les mouches blanches

Les aleurodes se rencontrent principalement sous serre ou dans les maisons. Elles aiment particulièrement les jeunes plants de tomates, choux, fraisiers ou encore d’aubergines. Les mouches blanches sécrètent un miellat qui favorise l’apparition de la fumagine. Une couche noire s’installe sur les feuilles, bloquant la photosynthèse.

Les altises

Les altises s’attaquent surtout aux plantes potagères dès la fin du printemps. Ces coléoptères aussi appelés « puces de terre » apprécient les crucifères mais aussi la vigne, la betterave ou l’artichaut. Sur les jeunes plants, on observe des petits trous circulaires et les tiges peuvent aussi présenter des lésions.

Identifier les causes des manques ou des excès

Une plante malade n’est pas nécessairement atteinte d’une maladie ou victime des assauts de nuisibles. Il est aussi possible que les soins apportés par le jardinier ne soient pas adaptés aux besoins du végétal souffrant. Un substrat trop sec, une terre trop humide, un apport d’engrais insuffisant ou au contraire en trop grande quantité sont aussi à l’origine des souffrances végétales.

Un trop-plein ou un excès d’eau ?

Savoir doser l’arrosage des plantations n’est pas une chose évidente. De nombreux critères doivent être pris en compte comme les conditions météorologiques par exemple. Il est aussi important de maîtriser l’art du drainage et cela en partie grâce à l’action du paillage. Les indices d’un manque d’eau sont bien connus de tous les jardiniers : la terre se craquelle et la moindre goutte de pluie est immédiatement absorbée. Les feuillages sont secs et finissent par tomber. L’identification des symptômes d’un excès d’humidité est moins évidente. Sous terre, les racines pourrissent et il est possible d’apercevoir des champignons coloniser la surface du substrat. Étrangement, les feuilles jaunissent ou deviennent brunes. La plante se flétrit et stoppe parfois sa croissance.

Une carence ou un apport trop fréquent en engrais ?

En matière de fertilisant, le jardinier amateur est parfois trop généreux. Un excès d’engrais peut être toxique ou simplement inadapté aux besoins du végétal. À l’inverse, fleurs, arbres et légumes souffrent parfois de carences. Les signes d’un manque en nutriments sont variés :

  • Flétrissement des feuilles et des fleurs ;
  • Jaunissement du feuillage ;
  • Nécroses tissulaires ;
  • Variations de couleurs ;
  • Déformations des tiges, racines.

Un manque d’azote se manifeste par un ralentissement de la croissance du végétal et par un flétrissement des feuilles. Dans le cas du phosphore, les nervures des feuilles deviennent pourpre et le végétal se replie sur lui-même. Le manque de magnésium se traduit par l’apparition de nécroses brunes sur les feuilles.

À l’inverse, un trop-plein de fertilisant peut aussi causer la mort de la plante. La surfertilisation des végétaux a un effet néfaste sur la biodiversité et sur la santé de ces derniers. Une croissance trop rapide nuit aux capacités de résistance de la plante aux maladies.

Prévenir les risques d’apparition de problèmes de santé

Au jardin comme à l’intérieur de la maison, mieux vaut prévenir que guérir. Un entretien régulier et adapté aux besoins fondamentaux de chaque variété de végétaux est la condition sinequanone pour obtenir de bonnes et belles plantations.

Arroser correctement ses cultures toute l’année

Maîtriser l’arrosage est un facteur clé de la bonne croissance de vos cultures. En période de canicule, il faut employer les grands moyens. Les éventuelles restrictions d’eau sont à prendre en compte. Investir dans un système d’arrosage goutte-à-goutte est donc une bonne idée. Le paillage est aussi une méthode à privilégier. Économique et écologique, le paillis permet au sol de maintenir l’humidité plus longtemps. En hiver, le bon réflexe est de retirer les coupelles sous les pots sous peine de voir les racines des végétaux geler. Pour protéger ses plantes du froid et du vent, il est possible d’utiliser des matériaux isolants pour conserver un maximum de chaleur dans la terre.

Attirer nombreux petits insectes bénéfiques au jardin potager

Tous les insectes ne veulent pas nécessairement du mal à vos plantations du potager. Au contraire, les espèces auxiliaires sont plutôt bénéfiques. Abeilles, bourdons et même guêpes assurent la pollinisation. Tandis que carabes, araignées et coccinelles repoussent les indésirables loin des légumes. N’hésitez pas à laisser pousser quelques variétés-hôtes pour permettre à ces petits soldats de s’abriter. Les hôtels à insectes sont aussi très utiles et même esthétiques au milieu d’un potager.

Donner régulièrement de l’engrais naturel et bio au sol

Un végétal en bonne santé risque moins de contracter une maladie. Les plantes manquent assez souvent de nutriments (potassium, azote, phosphore) surtout lorsqu’elles poussent en pot. Il est parfois nécessaire d’assurer un apport en engrais naturel bio pour répondre à leurs besoins. De nombreux fertilisants existent sur le marché, optez toujours pour celui adapté à la variété du végétal et portant la mention « certifié biologique ». Il est aussi recommandé de recycler ses déchets organiques à la maison pour obtenir un amendement nutritif de grande qualité.

Les solutions pour sauver une plante sur le point de mourir

Malgré toutes les précautions prises pour préserver vos plantes, ces dernières sont quand même atteintes par quelques maladies ? Il est sans doute encore possible de les sauver en partie. Voici quelques bons conseils pour réparer les dégâts les plus courants.

Les bons réflexes pour sauver une plante brûlée

En rentrant de vacances, il est toujours désagréable de constater que certaines plantes trop exposées ont littéralement brûlé. Pas de panique, les premiers soins à apporter sont :

  • Bassiner le pot dans une baignoire remplie d’eau et laisser les racines et le substrat s’imprégner entièrement.
  • Rincer les feuillages avec la pomme de douche.
  • Éloigner la plante de la lumière directe et la protéger d’un voile d’ombrage si nécessaire.

Chaque jour, il faut l’arroser copieusement sans ajouter d’engrais. À l’apparition de nouvelles feuilles et tiges, considérez votre végétal comme sauvé, mais il restera néanmoins fragile et sensible pour les années à venir.

Les traitements naturels contre la présence des parasites indésirables

Contre les insectes nuisibles faites venir des insectes auxiliaires ! Certaines espèces comme les coccinelles, les pinces-oreilles ou encore les carabes sont de redoutables prédateurs. Leur aide au jardin potager est précieuse et il vous faudra donc mettre en place des hôtels à insectes et des plantes hôtes pour accueillir ces vaillants soldats. Vaporiser du citron peut éloigner les fourmis éleveuses des terribles pucerons. Il existe également des pièges manuels à insectes nuisibles comme le frelon asiatique par exemple. Vous pouvez en accrocher quelques-uns aux branches des arbres. Pensez aussi à favoriser l’accueil des petits mammifères dans votre jardin. Les hérissons jouent un rôle essentiel dans la préservation de vos cultures potagères.

Les produits fréquemment utilisés pour traiter les attaques des champignons

Dans un potager bio, de nombreux traitements fongicides naturels existent. Le bicarbonate de soude est une matière biodégradable et non toxique pour les humains comme pour l’environnement et les animaux. Mélangé à du savon noir, vous pourrez vaporiser cette solution sur tout le feuillage de la plante. Certaines huiles essentielles sont aussi très efficaces. C’est le cas de l’huile d’origan, de citronnelle ou encore de sauge. Attention, il ne faut jamais les utiliser pures mais diluées dans de l’eau. Amusez-vous à jouer les apprentis sorciers et concoctez une soupe de racines et de feuilles de raifort à utiliser sous la forme de vaporisation. N’oubliez pas de nettoyer et désinfecter tous vos outils de jardinage après chaque séance de traitement. Si certaines parties de la plante sont trop endommagées, coupez-les et surtout brûlez-les pour éviter une propagation.

Une plante malade est facile à reconnaître. Feuillage jaune, tiges déformées ou couleurs ternies sont les signes fréquemment observés par le jardinier impuissant. Sur Internet, il est possible de trouver des fiches précises et détaillées reprenant les symptômes des principales maladies. Avant de jeter un végétal souffrant, renseignez-vous bien sur les divers soins à lui apporter pour tenter de le sauver.

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