Prendre des vacances bien méritées tout en gardant un beau potager, c’est pas si compliqué !

La plus grande crainte des jardiniers en herbe est de voir nos plantes dépéries au retour des vacances … surtout quand on n’a pas la chance de pouvoir compter sur des proches pour les arroser. Et oui, si vous prenez des vacances, la nature, elle, ne prend pas de congés ! Au contraire, juillettistes ou aoûtiens, vos tomates, courgettes, concombres et poivrons vont sûrement être au pic de leur production lorsque vous ferez vos valises.

Alors comment faire pour préserver vos plantations lors de votre absence ?

Voici quelques astuces à appliquer avant votre départ, pour mettre toutes les chances de votre côté et conserver votre beau potager au retour des vacances :

Les entretiens généraux

  • Récoltez tout ce qui est mûr pour que les fruits ne pourrissent pas sur le pied en votre absence.
  • Regroupez toutes vos plantes en pot pour créer un microclimat favorable à la survie des plantes dans un endroit mi-ombragé et à l’abri du vent.
  • Enlevez les feuilles sèches, abîmées, fanées, malades, jaunies et les gourmands.
  • Tuteurez si cela n’est pas déjà fait.
  • Taillez les fleurs de vos aromatiques (basilic, ciboulette, romarin, thym), cela leur permettra de reproduire du feuillage pour une récolte à votre retour.
  • Paillez vos pieds de plants potagers (disposez un couvert type paille, copeaux de bois, voire papier journal de quelques cm sur toute la surface du terreau) : cela permettra à vos plantes de retenir l’humidité de leur sol et d’économiser l’eau de l’arrosage.
  • Faites un gros arrosage avant de partir.

Le plant-sitting : la solution tout confort

Selon le type de potager et le nombre de plantes en pots que vous possédez, il est parfois possible de transporter vos plantes pour les faire gardienner lors de votre absence. Si vos proches ne peuvent le faire pour vous, des solutions existent en ville notamment. Les pensions végétales se multiplient pour vous permettre de partir tranquille pour vos vacances avec l’assurance que vos plantes ne souffriront pas d’un manque de soins.

Lecteurs lyonnais, allez voir Nicolas, le plant-sitter de La Société Protectrice des Végétaux, vos plantes seront bien gardées au Jardin des Girondins, 14 rue Crépet, 69007 Lyon. Le petit plus : pour chaque plant gardé, une bouture sera prélevée dans un but de reproduction qui aboutira par la suite à un partage en circuit court.

Où que vous soyez, consultez J’aime Mes Plantes, le premier site de plant-sitting en France. Ce site vous propose de rencontrer un gardien de plantes qui passera à votre domicile à la fréquence souhaitée pour bichonner vos végétaux ou bien se propose de les gardienner chez lui !

Ces pensions végétales sont des alternatives généralement plutôt sûres mais plus ou moins économiques selon les lieux/gardiens. Toutefois cette solution permet de créer du lien avec des amoureux des plantes qui sauront partager avec vous leurs connaissances et vous dépanner en cas de vacances de dernières minutes !

Arroser avant de partir : plusieurs solutions s’offrent à vous

L’arrosage est une action incontournable pour tout jardinier. Un départ en vacances rend la tâche plus difficile, il faut donc trouver des alternatives pour arroser nos plantes. La solution la plus simple reste de demander à son voisin de venir arroser en notre absence. Mais parfois, cela n’est pas possible, alors voici quelques alternatives pouvant vous aider à arroser en fonction de vos budgets.

Le cône d’arrosage : le plus simple et économique

Faciles à se procurer et à installer, les cônes d’arrosage en céramique microporeuse permettent de diffuser en continu de l’eau aux plantes en pots et jardinières pendant quelques jours à quelques semaines selon les modèles et les plantes à irriguer. Totalement autonomes, ils sont également économes en énergie car aucune eau n’est perdue et ils ne nécessitent aucune énergie. Il suffit de planter les cônes autonomes (à visser sur une bouteille en plastique) directement dans la terre au pied de votre plante pour l’alimenter en eau. Le débit n’étant pas réglable, il faut au préalable estimer quel cône convient en fonction de la taille du contenant de votre plante, de sa consommation moyenne en eau et de la durée de votre absence.

  • Débit : entre 7 et 50 cl / jour selon le cône (soit 3 à 20 jours en moyenne pour une bouteille de 1,5 l).
  • Prix : de 4 à 6€ le cône selon le conditionnement et 14€ le kit de 4 cônes.
  • Mini budget : Percez un trou dans le bouchon d’une bouteille en plastique. Remplissez la bouteille puis venez la retourner en enfonçant le bouchon dans la terre.

L’oya : le plus ancien et écologique

Très simples d’usage, les oyas présentent des avantages écologiques et économiques indéniables. Une économie de 50% d’eau est à noter avec ces jarres en terre cuites. Il sera possible d’alimenter en eau des plantes à 50 centimètres de distance. Il faut enterrer la jarre et la remplir d’eau. La terre cuite étant poreuse, elle laisse échapper graduellement l’humidité nécessaire directement au niveau des racines par suintement. Les plantes absorbent l’eau dont elles ont besoin. Sans évaporation, la terre autour de l’oya reste humide plus longtemps qu’avec un arrosage de surface.

Ce système ancestral offre par ailleurs de nombreux bienfaits pour la plante et son environnement : 

  • Réduction du nombre de mauvaises herbes car les oyas alimentent uniquement au niveau des racines des plantes. La surface de la terre n’étant pas irriguée, les herbes indésirables ont moins de chance de germer.
  • Sans arrosage en surface, les feuilles sont moins humides, ce qui réduit la prolifération de certaines maladies.
  • Les limaces vont être attirées autour du pot, il suffira de les lever à la mains et ainsi elles n’iront pas à la surface.

Plusieurs tailles d’oyas existent, permettant de convenir aux différents potagers, parterres fleuris (oyas à enterrer) et plantes en pot (oyas à planter).

Pour vous donner une idée en général les oyas se déclinent en 3 tailles : 

  • Une taille S d’environ 9 cm diamètre pouvant contenir 0,3 l, un diamètre d’irrigation de 25cm et délivrant 0,1 l par jour pour une autonomie de 3 jours. Prix : 10€ à 20€.
  • Une taille M d’environ 14,5 cm diamètre pouvant contenir 1,5 l, un diamètre d’irrigation de 45cm et délivrant 0,4 l par jour pour une autonomie de 4 jours. Prix : env. 20€.
  • Une taille L d’environ 22 cm diamètre pouvant contenir 5 l pour un diamètre d’irrigation de 65cm et délivrant 1 l par jour pour une autonomie de 5 jours. Prix : env. 30 à 40€.

L’arrosage automatique : la solution économique pour jardiniers confirmés

L’arrosage autonome est une option qui s’adresse davantage aux jardiniers ayant de nombreuses plantes, difficilement transportables ou nécessitant des soins particuliers. Il faut en effet bien connaître les besoins de ses végétaux pour adapter leur arrosage lors de votre absence. En effet, en cas de mauvais réglages votre potager risque de souffrir d’un stress hydrique lié à un changement d’irrigation, qu’elle soit trop abondante ou peu suffisante.

Néanmoins lorsque vous maîtrisez le sujet, les multiples systèmes d’arrosage autonomes présents sur le marché offrent une véritable indépendance de votre jardin de balcon ou d’intérieur.

Pour bien choisir le système d’arrosage adapté, voici quelques facteurs déterminants :

  • Durée de l’absence
  • Nature des plantations
  • Conditions climatiques de la région
  • Type d’alimentation (robinet, réserve d’eau, débit, pression…)
  • Budget

Le système d’arrosage multi-pots : une solution clé en main

Ce système en tuyaux ponctués de cônes en céramique qui libèrent l’eau ne nécessite ni robinet sur balcon, ni pompe à eau. Il suffit de placer un grand réservoir d’eau 75 cm au-dessus des plantes à arroser pour que la canne siphon puise l’eau par gravitation. Un produit lowtech facile d’utilisation et qui permet de raccorder des tuyaux pour arroser jusqu’à 40 pots. Ce type de système s’adapte bien aux balcons ou terrasses avec de multiples contenants.

  • Débit : entre 7 et 50 cl / jour selon le cône.
  • Prix : de 35 à 45€ le kit de 7 cônes.

Les pots récupérateurs d’eau : la solution intégrée aux pots, cache-pots et jardinières avec réserve d’eau

Ces contenants sont dotés d’un double fond dans lequel se trouve une réserve d’eau d‘une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 12 semaines, c’est donc l’arrosage le plus autonome de notre liste ! L’eau apportée lors du remplissage du pot est restituée à la plante par capillarité. La terre et l’eau sont séparées grâce à une grille ou un plateau percé qui laisse passer l’humidité. Ils sont particulièrement adaptés aux plantes appréciant l’humidité, les plantes vertes et fleuries.

Une jauge permet parfois d’estimer le niveau de l’eau dans la réserve, on peut ainsi avoir une idée du remplissage des besoins en eau de la plante. Ce système est particulièrement astucieux car en cas de pluie, le surplus d’eau s’écoule par un trop-plein. Dans certains cas, il peut être nécessaire de mettre une couche de drainage au fond du pot.

  • Autonomie : jusqu’à 12 semaines.
  • Contenance du réservoir : jusqu’à 27 l.
  • Prix : Entre 50 et 200€ le pot. Oui, c’est aussi la solution la plus onéreuse !

Le retour des vacances

Voici quelques conseils pour revigorer vos plantes à votre retour :

  • Arrosez par petit volumes en plusieurs fois pour que le terreau absorbe mieux l’eau.
  • Taillez vos plantes, enlevez les feuilles mortes.
  • Récoltez vos fruits et légumes mûris en votre absence !
  • Retirez les plants morts (sans aucunes feuilles ou tiges vertes) de votre potager et pour les plants compostables mettez les dans votre compost ou lombricompost !

C’est la fin des vacances mais le début d’une nouvelle saison ! Au retour de vos vacances, vos plantations d’étés et vos arbustes fleuris seront encore (normalement) fructueux. C’est aussi le bon moment pour réfléchir à son plan de culture pour l’automne !

Le plus Ceercle : Côté vers de compost, pas de panique ! Ces petites bêtes sont très résistantes mine de rien, laissez-leur une bonne couche de nourriture avant de partir et elles s’en accommoderont pendant plusieurs semaines en régulant leur population.