L’oya, un système d’irrigation traditionnel et écologique

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Si vous êtes novice en jardinage de potager, vous n’avez peut-être pas encore entendu parler des oyas comme système d’irrigation. Pourtant, cette méthode existe depuis de longues années dans plusieurs pays du monde. Idéal pour distiller l’eau lorsque cela est nécessaire, l’oya est un allié de qualité pour l’arrosage de vos plantes, fleurs et légumes.

Qu’est-ce qu’un oya et pourquoi l’utiliser ?

Un oya est une jarre en argile poreuse dont la taille peut varier.

Créé et utilisé pour l’irrigation, surtout par temps chaud, il permet de diminuer les quantités d’eau nécessaires à l’arrosage. Ce pot est presque entièrement enterré dans le sol, à proximité d’une ou plusieurs plantes.

Il peut être utilisé pour la culture en extérieur ou en pot, placé dans votre jardinière.

L’oya doit être rempli d’eau, qui sera ensuite distillée par capillarité à travers la matière poreuse du pot. Ainsi, les racines de vos plantes vont naturellement se diriger autour de la jarre pour absorber l’humidité qui s’en dégage.

L’avantage principal de l’oya est l’économie d’eau. En effet, grâce à sa constitution, l’eau versée dans l’oya ne s’écoule que si la terre est sèche. Si le sol alentour est humide, l’eau reste à l’intérieur de la jarre, sans s’écouler, attendant le bon moment. Cela vous permet de ne pas surveiller vos plantes chaque jour comme du lait sur le feu, sans noyer ou dessécher les racines de vos plantes.

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Oya, Oyat, olla : Est-ce la même chose ?

Nous parlerons ici d’un oya, au masculin singulier ou des oyas, au pluriel. Mais vous avez peut-être déjà croisé les termes “oyat” ou “olla” dans certains articles sur le sujet ou dans certaines boutiques spécialisées en jardinage. En réalité, tous ces mots désignent bien le même objet que nous avons décrit précédemment. Mais pourquoi une telle variété de noms ?

En réalité, le terme “oya” est en fait le nom d’une marque déposée ! Son nom à d’ailleurs été inspiré par le mot espagnol “olla”, qui désigne un petit récipient en terre cuite qui sert à faire mijoter. Passé dans le langage courant, “oya” est donc devenu le terme générique de l’objet comme cela arrive souvent (pensez à Caddie, Klaxon, Mobylette ou encore Kleenex). De ce fait, son orthographe peut varier légèrement selon la région ou les habitudes.

Il serait donc plus juste d’appeler cela une “jarre d’irrigation”, car l’utilisation de ce principe remonte à des milliers d’années. On retrouve ces techniques d’arrosage décrites pour la première fois par un agronome sous la dynastie Han, en Chine, Il y a presque 2000 ans, mais aussi par les romains qui enterraient de très grandes jarres proches des cultures.

Depuis, cette technique d’arrosage s’est répandue au Maghreb mais également en Amérique latine (au Mexique et au Brésil principalement). En Europe, son usage ne s’est répandu que durant ces dernières années, par souci écologique.

Pourquoi utiliser les oyas ?

Les oyas sont très pratiques, à la fois simple d’installation, d’utilisation et d’entretien. 

Ils vous permettent d’arroser avec justesse l’ensemble de vos plantes.

Grâce aux oyas, vous pourrez vous absenter durant un week-end prolongé sans avoir à vous inquiéter de la soif de vos plantations. Ne déversant l’eau contenue seulement si cela est utile, et directement au niveau des racines des plantes, l’oya ne vous fera pas gaspiller l’eau, ce qui est économique et écologique.

Comment fonctionne un oya ?

Un oya est fait d’argile poreuse non émaillée. C’est cette matière qui permet de laisser passer l’eau petit à petit, selon le principe de capillarité.

Lorsque vous le remplissez, sa paroi se gorge automatiquement d’eau et devient moite à l’extérieur. Les racines des plantes aux alentours vont alors repérer cette moiteur et se diriger vers elle pour aspirer l’humidité nécessaire à leur développement. Finalement, les racines finissent par former un tapis tout autour de l’oya.

L’oya s’adapte naturellement à l’humidité de son environnement, comme une sorte d’éponge. Lorsque le sol est sec, l’eau se répand à l’extérieur du contenant pour humidifier la terre. Lorsque le sol est suffisamment humide, l’eau n’est pas consommée par les plantes qui ont déjà assez d’eau, et la réserve reste donc dans l’oya, attendant le moment opportun.

Comment se servir d’un oya ?

Il n’y a rien de plus simple que l’utilisation d’un oya. Un fois placé dans le sol ou dans le pot, à bonne distance de vos plantes, vous n’avez qu’à soulever son couvercle pour le gorger d’eau, puis refermer le couvercle. Surveillez régulièrement que l’oya ne se retrouve pas à sec. Si vous disposez d’un récupérateur d’eau, n’hésitez pas à remplir vos oyas avec l’eau de pluie récoltée.

Les oyas peuvent être utilisés de façon saisonnière du début du printemps, au moment de placer vos plantes et légumes, jusqu’au moment de leur retrait, en automne, avant les premiers gels. Si vous souhaitez utiliser l’oya de façon occasionnelle, uniquement lorsque vous devez vous absenter (pour partir en vacances par exemple), vous pourrez opter pour un modèle à piquer.

À quelle fréquence les oyas doivent-ils être remplis ?

Il n’y a pas de règle fixe quant au remplissage des oyas, mais plusieurs critères et paramètres sont à prendre en considération.

  • Le premier point qui détermine la fréquence de remplissage est le niveau de soif de vos plantes. En effet, certaines boivent plus que d’autres et ont donc besoin d’un apport plus important en eau (c’est le cas des tomates par exemple). Bien sûr, le nombre de plantes par oya est aussi un élément essentiel, tout comme la taille du pot. 
  • Ensuite, selon l’exposition au vent, les températures, l’exposition aux pluies régulières et la texture de votre terre, vous devrez vous adapter.
  • Si votre sol est recouvert de paillage et donc plus autonome, vous pourrez espacer davantage le remplissage des jarres.

En général, prévoyez de remplir chaque oya au moins deux fois par semaine en plein été, sauf si vous êtes situé en climat tempéré avec un sol en terre argileuse, une seule fois par semaine peut suffire. Un sol paillé ralentira aussi les besoins en eau de vos plantes, même si vous êtes situé dans une zone à la terre sableuse.

Un test existe pour vous aider à trouver la bonne fréquence de remplissage : remplissez votre oya et comptez le nombre de jours avant qu’il ne reste qu’environ 5 cm d’eau au fond du récipient. Lorsque c’est le cas, il faut remettre de l’eau. En effet, l’oya ne doit jamais être entièrement vide ou pire, sec. Il doit être constamment humidifié.

Comment utiliser les oyas pour différents types de plantes ?

Afin de déployer toute son efficacité, un oya ne doit pas être trop éloigné des plantes à arroser. Comptez au maximum 30 centimètres de distance, voire moins, si l’oya est petit.

Ce sont surtout les racines de votre plante qui vont déterminer l’espacement de l’oya. Si vos racines sont vigoureuses comme celles des tomates, placez les en périphérie de la zone irriguée par l’oya.

Si les racines de vos plantes sont fragiles et peu traçantes, comme celles des courgettes, privilégiez un emplacement contre le pot en terre cuite. Ce système de rangement de plantes vous permet un gain de place et une meilleure optimisation de l’oya.

Quel oya faut-il prévoir pour les tomates ?

Partez du principe qu’un oya qui n’est pas en pot n’est jamais trop grand. Sa taille va dépendre du type de votre terre et des conditions d’exposition au vent et au soleil. Le bon volume (ou capacité) est celui qui assure d’étancher la soif de votre pied de tomate constamment.

Pour un plan de tomate, il vous faudra un oya d’une capacité de 2 à 3 litres minimum. Pour plusieurs plants de tomates, il faudra multiplier le nombre d’oyas ou en choisir un plus gros, d’un volume de 8 à 15 litres. Un seul et même oya peut servir à irriguer 4 plants de tomates au maximum. Au-delà de 5 plants de tomates, il vous faudra au moins deux oyas.

Quelles plantes peut-on irriguer avec un oya ?

Sur le papier, un oya fonctionne avec tout type de plante. Dans la pratique, ce sont surtout les légumes d’été qui en tirent le plus de bénéfices, spécialement ceux aux racines vigoureuses comme les aubergines, les poivrons, les courges, etc. C’est l’outil d’arrosage idéal pour aménager un potager en plein soleil.

Si vous voulez vous servir de l’oya pour arroser vos fleurs, arbustes, plantes grimpantes et mêmes vos arbres, c’est tout à fait possible. Notez simplement l’exception des bulbes à fleurs qui n’ont pas besoin d’un quelconque arrosage.

Si vous utilisez l’oya pour un arbre ou un arbuste vous devrez, au bout de quelques années, retirer l’oya de terre avant qu’il ne soit complètement pris dans les racines de l’arbre. Si vous optez pour des arbres fruitiers, prenez tout de même le temps de compléter votre arrosage avec un arrosoir.

Dans tous les cas, si vous plantez des graines ou des semis, vous devrez continuer l’arrosage manuel durant 7 à 15 jours, en fonction du type de racines de vos plants, le temps que ces dernières trouvent l’oya et deviennent autonomes.

Comment fabriquer et installer son oya ?

Si vous êtes manuel, vous pouvez fabriquer vous-même votre oya, ça n’est pas très difficile. Fait maison ou non, il vous faudra l’enterrer correctement pour en tirer tous les bénéfices et assurer son bon fonctionnement.

Comment faire un oya soi-même ? Fabriquez des oyas avec des pots de récupération !

Pour fabriquer votre propre oya, vous n’avez pas besoin de beaucoup de matériel.

  • Récupérez deux pots en terre cuite de tailles identiques, non ébréchés et propres.
  • Dans l’un des pots, bouchez le trou de drainage avec du mortier, un mélange de ciment et de sable et laissez-le sécher.
  • Une foi sec, collez le pot avec le trou non bouché sur le premier : mettez les deux bords du “haut” du pot l’un contre l’autre afin d’obtenir une forme de toupie.
  • Laissez sécher une fois de plus puis mettez l’ensemble dans le sol, dans le même sens, c’est-à-dire que le pot non bouché est a la surface du sol (pour pouvoir remplir votre oya).
  • Avec cette fabrication artisanale, vous aurez du mal à nettoyer correctement votre oya mais c’est une solution économe et efficace.

À quelle profondeur faut-il enterrer les oyas ?

La profondeur de mise en terre dépend de la taille de votre oya. Quelque soit son volume, la règle est la même : le haut doit dépasser du sol de 2 à 5 cm environ, pour pouvoir le remplir d’eau sans mettre de la terre à l’intérieur.

En effet, il est bon de rappeler qu’on ne met rien d’autre que de l’eau dans un oya. Donc, si votre jarre est grande, prévoyez un trou dans le sol qui fera quasiment sa taille.

Si l’espace concerné dans le sol n’est pas vide et vous empêche de bien positionner votre oya, vous pouvez le mettre à l’oblique plutôt qu’à la verticale. C’est moins efficace, mais cela fonctionne tout de même.

Si vous avez décidé de jardiner en ville et que vous désirez utiliser des oyas en intérieur, vous aurez besoin d’un oya par pot.

Il est préférable d’opter pour des oyas à piquer. Ce genre de modèle est vernissé sur sa partie supérieure et il est muni d’une sorte de tige épaisse (comme une carotte) en terre cuite nue, par où l’eau s’écoule. Ce modèle permet un gain de place dans le pot, car même si vous pouvez évidemment disposer un oya classique dans votre pot, il prendra plus d’espace qui ne sera pas de la terre, essentielle à la nutrition de votre plante.

Où acheter des oyas et à quel prix ?

Comme pour tout, le prix d’un oya varie en fonction de deux critères : sa taille et sa qualité.

Comptez en moyenne 20 à 70 euros par oya. De plus en plus répandus, vous pouvez en trouver dans les magasins de jardinage, dans les foires aux plantes et, bien sûr, sur le net.

Pour s’assurer de la bonne qualité de l’oya, vérifiez son épaisseur. Plus il est fin, moins sa qualité est bonne. L’oya risque alors de se casser et vous devrez obligatoirement le retirer de terre en hiver, ce qui n’est pas le cas avec un oya épais et robuste. Un oya de qualité, bien entretenu, peut durer des années.

Comment entretenir ses oyas ?

Comme nous venons de le voir, un oya de bonne qualité peut être utilisé des années. Cela est vrai, à condition de lui fournir le bon entretien.

Comment faire durer mon oya dans le temps ?

Pour que votre oya vous suive durant des années, suivez ces recommandations d’entretien. Pour commencer, veillez à toujours garder l’intérieur de l’oya aussi propre que possible. Si vous constatez qu’il est sale ou encrassé, il faut agir rapidement et efficacement. Vous devez donc :

  • Arroser la terre autour de l’oya pour l’assouplir, puis déterrer l’oya avec précaution ;
  • Le rincer à grandes eaux pour enlever la terre collée dessus ;
  • Le mettre en position couchée et passer votre jet d’eau à l’intérieur. N’hésitez pas à utiliser un nettoyeur haute pression ;
  • Laisser poser du vinaigre ménager à l’intérieur et à l’extérieur de l’oya durant une à deux heures ;
  • Laisser sécher entièrement, frotter à nouveau s’il reste de la crasse, avec une brosse métallique par exemple.

Ne mettez jamais de vinaigre ménager directement dans votre oya en terre, cela tuerait les racines à proximité.

Faut-il déterrer les oyas chaque hiver ?

S’il est recommandé de déterrer les oyas en hiver, ça n’est pas obligatoire. Si vous les préparez correctement, vous pourrez vous en dispenser.

Premièrement, comme nous l’avons vu, il faut que votre oya soit doté d’une paroi épaisse pour résister à l’humidité de l’hiver.

  • Avant l’arrivée de l’hiver, à partir de la mi-octobre et avant le premier gel, purgez vos oyas.
  • Ils doivent être entièrement secs et vides. 
  • Remontez les oyas pour les faire dépasser du sol d’environ 20 cm, avec le couvercle. 
  • Couvrez-les avec une matière isolante et recouvrez le tout d’une bâche en plastique étanche.

De cette façon l’humidité de l’hiver ira dans la terre et non dans l’oya.

Si vous résidez dans un lieu où la terre est faite d’argile et lourde, il vaut quand même mieux les retirer de terre et les ranger dans un abri sec. Il est important de protéger les plantes du gel en hiver, tout comme le matériel d’arrosage.

L’oya : questions fréquemment posées

Nous arrivons à la fin de notre présentation de l’oya comme système écologique d’irrigation. Voici les réponses aux questions fréquemment posées sur l’oya.

Mon oya ne se vide plus que faire ?

Si vous constatez que votre oya ne se vide plus, il est possible que ses pores soient bouchés. Pour y remédier, nettoyez-les dans un bain de vinaigre comme décrit dans la partie “entretien” ci-dessus. Ainsi, les minéraux et composés qui empêchent le passage de l’eau se feront dissoudre.

Pourquoi l’oya a-t-il besoin d’un couvercle ?

L’oya est fourni avec un couvercle adapté qui possède de nombreuses fonctions. Il est indispensable au bon fonctionnement de votre jarre d’irrigation.

En effet, il empêche les débris et feuilles mortes de tomber dedans et de salir l’eau et le pot. Il évite l’apparition de moustiques, qui pourraient y pondre leurs œufs.

En cas de vent ou de chaleur, le couvercle évite également l’évaporation de l’eau, ou du moins, la freine. De plus, cela permet de conserver une eau saine, fraîche et non croupie. Vous sauverez également les petites bêtes qui pourraient tomber dedans, comme les limaces ou les crapauds. Bien sûr, certains insectes sont bénéfiques pour les potagers, il ne faudrait pas les noyer !

Si votre couvercle se casse, vous pourrez en trouver un de remplacement dans les magasins spécialisés ou en bricoler un vous-même.

En conclusion

L’oya est une solution efficace, économe en eau et peu onéreuse pour gérer efficacement l’arrosage de vos plantes et potagers, tout en ayant la possibilité de partir quelques jours. Alors que nous sommes de plus en plus conscients des dérives de la consommation abusive des ressources naturelles et des dangers liés au gaspillage de l’eau potable, ce système fabriqué en matières naturelles a toute sa place dans nos jardins et foyers.

Pour participer davantage à la sauvegarde de l’eau, installez, si vous le pouvez, un récupérateur d’eau pluviale dans votre jardin. En plus de faire facilement des économies d’eau, vous fournirez à vos plantes la meilleure eau pour eux, celle de la pluie. Si l’oya ne vous semble pas être la solution parfaite, découvrez notre comparatif des solutions d’arrosage (économes). Pour en savoir plus sur l’irrigation et le jardinage urbain, on vous donne rendez-vous sur notre compte Instagram !

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