La sarriette - Satureja

L'histoire de la sarriette

Originaire du bassin méditerranéen, la sarriette est devenue avec le temps quelque peu méconnue du grand public. Et pourtant, son utilisation était très courante dans l’empire romain et égyptien. Il y a 3 000 ans, elle était couramment utilisée comme une plante aromatique et condimentaire. Mais la signification en latin signifie tout autre chose. En effet, la traduction française du mot latin satureja signifie « herbe de satyre » dû à ses vertus aphrodisiaques.

Son apparition dans les régions plus éloignées du bassin méditerranéen est à mettre à l’actif des armées romaines.

À la fin du premier millénaire, la sarriette semble être une des plantes les plus importantes en France. En effet, elle fait partie des 94 plantes inscrites dans l’ouvrage « De villis vel curtis imperiabilis », qui fait office de liste obligatoire à planter dans les potagers de ses domaines et des monastères.

Cultiver la sarriette

Cette aromatique peut être plantée en avril-mai ou en octobre-novembre pour une récolte tout au long de l’année. Avec de nombreuses variétés présentent dans de nombreuses régions à climats variés, la sarriette est considérée comme une aromatique rustique.

Très mellifère, cette herbacée possède des feuilles de petites tailles mais très odorantes. De juillet à octobre, elle laisse apparaître des fleurs allant du blanc au rose, pour notre plus grand plaisir.

Peu d’exigences pour planter la sarriette, il faut uniquement éviter les sols argileux, pour le reste un sol léger, sec et pauvre fera l’affaire. Pour les sols argileux, il peut être intéressant de mélanger votre sol avec un peu de sable. Préférez-lui une exposition bien ensoleillée et n’hésitez pas à l’associer à des tomates. Répulsif naturel des pucerons, elle saura protéger vos petits fruits rouges.

Vivace ou annuelle, sa taille peut mesurer entre 20 et 40 centimètres en moyenne. Elle ne nécessite pas spécialement beaucoup d’eau, l’arrosage est donc à réaliser de manière occasionnelle quand la terre semble sèche. Même si elle est rustique, il est recommandé de pailler en automne afin de passer les températures froides de l’hiver.

Au niveau de la récolte, rien de très compliqué, les feuilles peuvent être récoltées tout au long de l’année. Cependant, il est préférable de réaliser votre cueillette au début de la journée.

Les feuilles de la sarriette se consomment fraîches. Toutefois, on peut les sécher entières ou les réduire en poudre. À conserver dans un bocal hermétique. 

Cuisiner la sarriette

Si les bienfaits médicaux de la sarriette sont indéniables c’est notamment lié à la présence d’une molécule de la famille des phénols. La Carvacrol est une molécule réputée pour ses bienfaits antibactériens. Vitamines, minéraux, glucides, protéines et lipides sont autant d’éléments présents dans la sarriette.

Cette composition explique donc les nombreuses vertus qu’on lui associe :

  • Antibactérienne, anti-mycosique et anti-parasitaire
  • Régulatrice de stress
  • Favorise le développement du système immunitaire
  • Facilitatrice de digestion
  • Guérisseuse d’infections urinaires
  • Efficace contre les rhumatismes, les toux bronchiques et les infections respiratoires

Au niveau de son utilisation, elle peut être utilisée en cuisine pour rehausser certains plats comme des légumes, des grillades et des sauces. Au même titre que le thym, le romarin et d’autres, elle est considérée comme une herbe de Provence. Elle pourra venir relever vos vinaigres et vos salades.

Recette : Salade de figue, feta & sarriette

Ingrédients

  • 500 g de figues
  • 200 g de feta
  • 1 branche de sarriette
  • Quelques feuilles de salade mélangées
  • 3 c.à.s d’huile d’olive
  • 1 c.à.s de miel
  • 3 c.à.s de vinaigre de vin rouge
  • Sel, poivre noir concassé
Copyright : https://www.marieclaire.fr

Étapes

  1. Lavez et essuyez les figues. Coupez-les en deux (ou en quatre pour les plus grosses).
  2. Faites chauffer 1 cuillerée à soupe d’huile d'olive dans une poêle.
  3. Faites-y revenir les figues 2 min puis ajoutez le miel et le vinaigre, salez, poivrez, mélangez délicatement.
  4. Préparez la verdure et déposez là sur vos assiettes.
  5. Coupez en dés la feta et éparpillez là sur la verdure.
  6. Versez le contenu de votre poêle sur vos assiettes.
  7. Remettez la poêle sur feu vif et déglacez au vinaigre.
  8. Faites quelques bouillons et versez sur la salade.
  9. Parsemez de sarriette et servez.

Bon appétit !

 

 

Si vous reproduisez nos recettes, partagez-les nous sur les réseaux sociaux en mentionnant Ceercle (Instagram, Facebook, LinkedIn, Twitter)

Lire aussi : La poireauLa verveineLe piment / le poivron, L’estragon, Le romarin, Le radis, La tomate, Le basilic, Le thym, La capucine


Le poireau : Allium ampeloprasum var. porum

L'histoire du poireau

Symbole du Pays de Galle, le poireau est un légume qui connaît une starification ces dernières années, notamment grâce à sa mise en avant dans les plus grands restaurants.
Malgré tout, cette notoriété ne sera pas nouvelle à tel point que les historiens ont du mal à identifier son origine ! Dès l’antiquité, le poireau était un des légumes majeurs en Egypte, il était même vu comme un symbole de victoire, ce qui expliquerait certaines traditions. Le pharaon Khéops aurait eu comme habitude d’offrir une grande quantité de poireaux aux guerriers les plus valeureux de son armée.
Chez les romains, l’empereur Néron était surnommé le porrophage par son peuple car il était persuadé que le poireau l’aidait à entretenir ses cordes vocales. L’expansion de l’empire Romain aura permis d’introduire le poireau en France et en Grande-Bretagne. C’est à ce moment, lors d’une bataille, que les Gallois en ont fait leur symbole.

Cultiver le poireau

Le poireau est un végétal qui peut être cultivé tout au long de l’année, on distingue donc trois alternatives  : 

  • Le poireau d’été : Le semis se passe en février/mars et la plantation est à réaliser en mai. Le légume peut être récolté entre juillet et octobre. 
  • Le poireau d’automne : Le semis se passe en mars/avril et la plantation est à réaliser en juin. Le légume peut être récolté entre septembre et mars. 
  • Le poireau d’hiver : Le semis se passe en avril/mai et la plantation est à réaliser en juillet. Le légume peut être récolté entre janvier et avril.

Cultivée comme annuelle, le poireau est en réalité une plante vivace. Elle apprécie grandement les sols frais, humides et très bien drainés. Toujours plus intéressante, elle possède de bonnes prédispositions de résistance au froid

Ce côté rustique simplifie grandement l’arrosage. En effet, il est conseillé de ne pas trop arroser tant que le climat n’est pas trop chaud. Pour limiter encore un peu plus l’arrosage, il est préférable de pailler le pied

La réalisation d’un butage est vivement préconisée afin d’augmenter la taille de la partie blanche de notre poireau. Pour cela, il faut amener de la terre au pied pour faire une petite butte.

Cuisiner le poireau

Riche en vitamine C et E, en pro-vitamine A et en fibres, le poireau est un légume très prisé pour ses nombreux bienfaits. Le poireau aurait des vertus diurétiques mais aussi réduirait les inflammations respiratoiresFaible en calorie et influant positivement sur le transit intestinal, ce légume est très prisé pour éliminer les graisses ou conserver sa ligne !

Froid, chaud, cru ou cuit, sont autant de manières de manger le poireau. Le plus important est de bien nettoyer ce dernier afin de retirer la terre qui s’est glissée entre les feuilles du légume.

Recette : Coquilles Saint-Jacques aux poireaux

Ingrédients pour 2 personnes

- 5 blancs de poireaux

- 6 noix de Saint-Jacques

- 1 c.à.s de crème fraiche

- 45 g de beurre

- 1 c.à.s de persil frais

- Une demi-gousse d’ail

- Huile d’olive, sel, poivre

 

Préparation

⏱ Étape 1 : Lavez les blancs de poireaux et coupez-les en fines rondelles. Dans une sauteuse à feu doux et à couvert, faites fondre la moitié du beurre et les poireaux pendant 20 minutes. Salez, poivrez.

🧄 Étape 2 : Rincez les Saint-Jacques à l’eau, séparez les noix du corail et essuyez-les délicatement. Pelez et hachez la gousse d’ail.

🍳 Étape 3 : Dans une poêle, faites fondre l’huile et le reste du beurre. À feu doux, faites cuire les noix 3 minutes de chaque côté puis retirez-les. À leur place, faites revenir le corail 1 minute de chaque côté.

👩‍🍳 Étape 4 : Ajoutez la crème et l’ail haché dans la fondue de poireaux. Mélangez et laissez mijoter 3 minutes à découvert.

🍽 Étape 5 – le dressage : Dans une assiette, disposez les poireaux à plat et les noix et le corail par-dessus. Parsemez de persil haché. À servir chaud.

Bon appétit !

Si vous reproduisez nos recettes, partagez-les nous sur les réseaux sociaux en mentionnant Ceercle (Instagram, Facebook, LinkedIn, Twitter)

Lire aussi : La verveineLe piment / le poivron, L’estragon, Le romarin, Le radis, La tomate, Le basilic, Le thym, La capucine


La verveine - Aloysia citrodora

L'histoire de la verveine

Connue pour ses bienfaits digestifs, la verveine citronnelle est présente dans de nombreux jardins, notamment pour son côté odorant très prisé. Très réputée au Pérou, son pays d’origine, elle occupe une place centrale dans la gastronomie amérindienne. Plus atypique, elle est l’ingrédient principal d’une boisson gazeuse péruvienne, le Inca Kola.

Son arrivée en Europe est à mettre au profit des conquistadors espagnols et des botanistes français. À son arrivée, elle est surnommée l’herbe de la princesse par le professeur Casimiro Gomez de Ortega en l’honneur de la princesse des Asturies Marie louise de Parme.

La verveine va trouver sa place au sein du merveilleux jardin botanique de Madrid et sera totalement introduite sur le vieux continent par le naturaliste français Joseph Dombey. Cette introduction relève du miracle : lors de son retour d’expédition au port de Cadix en 1785, il voit l’ensemble de sa collection saisie puis laissée à l’abandon dans un entrepôt de la ville. Il réussit malgré tout à faire repartir un plant de verveine très mal en point !

Dès lors, la verveine est devenue une plante odorante très prisée dans les pays du bassin méditerranéen.

Cultiver la verveine

Pour planter la verveine, il vaut mieux attendre le début des chaleurs du mois de mai afin d’éviter tout risque de gelée.

Les besoins de la verveine sont multiples : un sol léger, frais et riche en humus mais aussi une bonne exposition au soleil sont fortement recommandés. Si le sol est bien drainé, la plante va être en capacité de résister à des gelées atteignant 7°C. Pour cela, il est également grandement conseillé de venir disposer à son pied des plantes annuelles parfumées. De plus, n’hésitez pas à apporter un paillage en octobre pour limiter l’impact des faibles températures.

Dans le cas d’une culture en pot, il en faut un de 30 à 35 cm de diamètre. Préparez votre pot en mettant un quart de sable et trois quarts de terreau. Bien évidemment, si vous avez un peu de compost, n’hésitez pas à venir en ajouter à la surface. Fin octobre, il est important de rentrer le pot à l'abri des faibles températures.

Pour l’arrosage, il faut venir arroser régulièrement le plant pendant un mois après sa plantation. Ensuite, il suffira d’apporter de l’eau lorsqu’il fera très chaud.

Pour cultiver, rien de très compliqué, il suffit de venir récolter, lorsque l’on a besoin, les feuilles.

Si vous avez décidé et pu conserver votre verveine durant l’hiver, il est intéressant d'apporter du compost et tailler son plant pour l’aider à repartir. Pour cela, il faut tout d’abord retirer les branches mortes, puis venir couper la tige à trente centimètre du pied environ. La dernière étape consiste à couper les extrémités des tiges pour aider la plante à se développer.

Tout ce composte dans la verveine.

Cuisiner la verveine

Stimulatrice, facilitatrice de digestion et sédative, sont autant de mots qualifiants la verveine. Cette plante à l’odeur citronnée apporte de nombreux bienfaits, ce qui explique son utilisation pour confectionner des huiles essentielles notamment. L’utilisation de la verveine citronnelle pour la cuisine concerne principalement les plats sucrés. En effet, nous avons déjà tous entendu parler des tisanes à la verveine mais beaucoup moins de l’utilisation de cette dernière dans une confiture de fraise par exemple.

La recette : Glace à la verveine (sans sorbetière)

Ingrédients (environ 8 boules)

  • 3 poignées de feuilles de verveine
  • 75 g de sucre semoule
  • 30 cl de lait frais entier
  • 20 cl de crème fraîche liquide
  • 3 jaunes d’oeufs

Crédit photo : Page Glaces et Gâteaux

Préparation

🌿 Étape 1 : Dans une casserole, faites chauffer le lait et la crème et coupez le feu dès le début de l’ébullition. Incorporez la verveine et laissez infuser pendant une trentaine de minutes.

🥚 Étape 2 : Pendant ce temps, blanchissez les jaunes d’oeufs avec le sucre dans un saladier. Y ajouter la crème à la verveine en la filtrant pour retirer ses feuilles. Homogénéisez.

👩‍🍳 Étape 3 : Remettez le tout dans la casserole à feu doux. Chauffez lentement pour faire épaissir en remuant délicatement à l’aide d’une cuillère en bois (soyez patient !). La préparation doit napper la cuillère.

🧊 Étape 4 : Une fois le mélange épaissit, versez le tout dans le saladier, laissez refroidir puis réservez une nuit au réfrigérateur.

Le petit plus Ceercle : Optez pour la verveine citronnelle, son parfum délicat apportera une touche de fraîcheur à la glace.

 

Si vous reproduisez nos recettes, partagez-les nous sur les réseaux sociaux en mentionnant Ceercle (Instagram, Facebook, LinkedIn, Twitter)

Lire aussi : Le piment / le poivron, L’estragon, Le romarin, Le radis, La tomate, Le basilic, Le thym, La capucine


Le piment / Le poivron - Capsicum annuum

L'histoire du piment / du poivron

Tirant ses origines en Amérique latine, entre la Colombie et le nord du Mexique, cette espèce de la famille des Solanacées fournit certains des ingrédients mythiques de la cuisine latino. Poivron et piments, ces légumes-fruits, souvent différenciés, sont en réalité issus de la même espèce.

Analgésique puissant, réducteur de démangeaisons, amaigrissant et d’autres vertus médicinales sont autant de bienfaits thérapeutiques qui contribuent à sa renommée.

Cultiver le piment / le poivron

Pouvant être semé ou planté, tous les 50 centimètres, de février à mai, il viendra fournir ses premiers légumes-fruits en juillet et ses derniers en septembre.

Cette espèce, réputée pour sa capacité à embellir les potagers, doit être mise dans des critères d’expositions optimales. Plein soleil et à l’abri du vent sont les deux conditions à prendre en compte. Les poivrons et les piments ont besoin de beaucoup de chaleur et d’eau pour pousser. Plantée dans un sol bien drainé et très enrichi en matière organique, l’espèce doit être aidée pour grandir et arborer une multitude de légumes.

Il ne faut pas hésiter à arroser le pied, et venir couper le premier fruit qui apparaîtra.

Cette plante annuelle de 80 centimètres n’apprécie que très peu les températures fraîches. Dans les régions fraîches, propices à des températures inférieures à 15°C, il faudra protéger vos plantes afin d’éviter que les fleurs tombent. Il faudra également aider le développement des fruits en coupant l’extrémité des rameaux (= branche de second ordre) qui portent les fruits (une feuille au-dessus du dernier fruit).

La récolte des poivrons est conditionnée à l’envie du jardinier. Le vert représente le premier temps de récolte et un poivron jeune qui doit être cuit, là où le jaune et le rouge représentent un état de maturité avancé, plus digestes.

Comptez un mois après l’apparition des piments pour les récolter. Il ne faut pas hésiter à les laisser bien mûrir avant de les récolter. Lors de la récolte, les gants sont nécessaires.

Compostez piment et poivron : tout se composte !

Cuisiner le piment / le poivron

Très riches en vitamine C et provitamine A et possédant du magnésium et des fibres, piments et poivrons aident à la digestion et sont considérés comme sudorifiques.

Le piment est souvent utilisé comme une épice afin de venir parfumer nos repas. Quant à lui, le poivron garni notre assiette et peut-être cuisiné de plusieurs façons : farci, cru à l’huile, mélangé à d’autres légumes ...

.    

La recette : Le ceviche 

Ingrédients

  • Cabillaud : 200 g
  • Piment rouge : 5 g
  • Oignon rouge : 150 g
  • Coriandre : 20 g
  • Concombre : 60 g
  • Ail : 1 gousse
  • Gingembre : 20 g
  • Jus de citron vert : 500 g
  • Sel / poivre
  • Pour accompagner : Maïs cuit, Patate douce, oignons

Préparation

🐟 Préparer le poisson : 

Coupez le poisson en dés et réservez-le au frais.

🍋 Préparez la marinade :

Mixez le jus de citrons verts avec l'oignon blanc, l’ail, le gingembre et une pointe de piment rouge. Faites mariner le poisson 10 minutes. Salez, poivrez généreusement.

🥒 Préparez la garniture :

Émincez un oignon rouge et coupez le concombre en dés.

🥘 Présentez votre ceviche :

Égouttez le poisson, dressez-le dans une assiette, ajoutez le concombre, les oignons et la coriandre. Servez avec des patates douces et du maïs.

 

Si vous reproduisez nos recettes, partagez-les nous sur les réseaux sociaux en mentionnant Ceercle (Instagram, Facebook, LinkedIn, Twitter)

Lire aussi : L'estragonLe romarin, Le radis, La tomate, Le basilic, Le thym, La capucine


L'estragon - Artemisia dracunculus

Histoire de l’estragon

Cet aromate de la famille des Astéracées est originaire des steppes de Sibérie et de Chine. Après son importation au Moyen-Orient, c’est finalement au Moyen Âge qu’elle arrive en Europe. Cette herbe est aussi appelée serpentine à cause de la forme de ses racines à tendance rhizomateuses et à son ancienne réputation de guérir les morsures de serpents. D’abord utilisé pour ses vertus médicinales, réputé pour ses vertus digestives, il faut attendre le XVIème siècle en France pour qu’il soit utilisé en condiment de cuisine.

Cultiver l’estragon

Cette vivace herbacée mesure en moyenne 60cm de haut mais peut atteindre les 1m50. Elle se sème en godet en avril et se plante au début du printemps après les dernières gelées à intervalle d’environ 45 cm entre chaque plant. L’estragon aime les sols frais, bien drainés et à tendance sablonneuse. Placez-le au soleil ou dans un endroit mi-ombragé qu’il soit en pleine terre ou en pot mais abritez-le surtout des vents et des gelées. Le mois qui suit la plantation, arrosez généreusement le pied pour qu’il s’enracine correctement. 

Il se récolte de mai à octobre selon les premières gelées de l’année. Il se fait facilement sécher par les jardiniers désireux de le déguster toute l’année. L’estragon n’aime pas le froid ainsi en fonction de sa taille il est préférable de l’hiverner en pot au sec ou bien de pailler le pied pour qu’il ne craigne pas l’hiver.

Il ne faut pas hésiter à bouturer votre estragon tous les 2/3 ans car la vivace perdra du goût au fil des années, il est donc possible de la remplacer par des boutures maison. Pour ce faire, prélevez une pousse terminale ou secondaire entre juin et août et repiquez-la en pot avec de la tourbe et du sable. Recouvrez le d’un film plastique maintenu à l’aide d’un élastique, c’est la technique du bouturage “à l'étouffée”. Au bout d’un mois l’enracinement sera en principe effectif.

Tout se composte dans l’estragon !

Cuisiner l’estragon

Riche en antioxydants, en vitamines A, B1, B2 et C, l’estragon est un allié pour la flore intestinale car il aide à lutter contre les parasites intestinaux. Anti-inflammatoire et antispasmodique, cette herbe est souvent prescrite en tisane pour calmer le mal des transports, les contractures musculaires ou encore les insomnies.

Recette : la béarnaise

Ingrédients

  • 2 jaunes d’oeufs extra frais
  • 125g de beurre
  • 5 cl de vinaigre
  • 2 cl de vin blanc
  • 2 échalotes ciselées ou une grosse
  • Estragon
  • Cerfeuil
  • Poivre en grain
  • Sel

Préparation

Étape 1 : Dans une casserole, faites fondre le beurre à feu doux et maintenir chaud sans coloration.

Étape 2 : Ciselez les herbes.

Étape 3 : Réunissez dans une casserole le vin blanc, le vinaigre, les échalottes, les queues d’estragon ainsi que le poivre. Laissez réduire de moitié à feu moyen. Passez au chinois la réduction tiédie.

Étape 4 : Versez la réduction sur les jaunes d’oeufs crus, hors du feu. Mélangez vivement au fouet hors du feu avec un mouvement régulier. Continuez l’émulsion à feu doux et contrôlez la coagulation. On obtient une mousse crémeuse semblable à un sabayon.

Étape 5 : Hors du feu toujours, incorporez le beurre chaud au fouet. On obtient une émulsion homogène et lisse exempte de grumeaux.

Étape 6 : Ajoutez les herbes ciselées et mélangez.

Dégustez !

 

Si vous reproduisez nos recettes, partagez-les nous sur les réseaux sociaux en mentionnant Ceercle (Instagram, Facebook, LinkedIn, Twitter)

Lire aussi : Le romarin, Le radis, La tomate, Le basilic, Le thym, La capucine


Le romarin - Rosmarinus officinalis

Histoire du romarin

Arbuste d’origine méditerranéenne, les Grecs dédiaient le romarin à la déesse Aphrodite et les Romains s’en servaient pour ses vertus médicinales. Ses effets énergisants l’ont élevé dans les mythes au rang de porte bonheur, il était ainsi formé en couronnes pour les mariées et déposé en branches dans les berceaux des nouveaux nés. Au Moyen-âge, le romarin était utilisé contre les mauvais esprits et la peste.

Aujourd’hui, il est principalement cultivé aux Pays-Bas et dans les Balkans d’où il est importé pour la consommation dans le monde entier.

De la famille des Lamiacées, le romarin est également connu pour attirer les insectes pollinisateurs.

Cultiver le romarin

L’arbuste peut faire, selon les variétés, 1m50 de haut et 1m d’envergure. C’est une plante vivace qui se plaît au soleil dans les sols légers, bien drainés et calcaires. Le romarin peut même se bouturer dans le sable !

En pleine terre ou en pot, il se plante entre mars et avril de préférence dans 40 cm de profondeur environ et se plaît à l'abri du vent. Le romarin se récolte jusqu’aux premières gelées. Pour en profiter toute l’année il faut le récolter avant l’hiver et le faire sécher la tête en bas dans un endroit sec. On peut aussi le conserver en introduisant un rameau de l’aromate dans une bouteille d’huile d’olive. Vous obtiendrez ainsi une huile infusée aux parfums d’été tout au long de l’année.

Si le romarin ne s’arrose pas l’hiver, en été il faut l’arroser 1 fois par semaine la première année. À partir de l’année suivante, un arrosage mensuel suffit

Après la floraison, taillez chaque année votre romarin pour supprimer les fleurs fanées et favoriser l’apparition de nouveaux rameaux. Ne taillez cependant plus après septembre et avant la fin des gelées au printemps. Récoltez entre avril et octobre avec un sécateur les extrémités des tiges.

Tout se composte dans le romarin !

Cuisiner le romarin

Le romarin est un allié contre les ballonnements intestinaux et les douleurs abdominales grâce à son action spasmolytique et diurétique. Il agit également sur le système nerveux car c’est un énergisant mais il calme la nervosité et les troubles liés à la fatigue. Un aromate bien connu des recettes de phytothérapie pour ses effets décongestionnants en cas de rhume, d’asthme, de sinusite lorsqu’on l’utilise en inhalant son huile essentielle.

Recette : le gigot d'agneau au romarin

Avec l’équipe on a eu envie de se replonger dans nos souvenirs de gigot d’agneau de 7h des fêtes de fin d’année dont les photos du dîner nous donnent encore l’eau à la bouche ! Car oui le romarin c’est l’aromate de l’été mais qu’est ce que c’est bon aussi l’hiver ...

On vous glisse la recette ici :

Ingrédients

  • 1 gigot d’agneau de 2kg environ
  • 3 branches de romarin frais ou séché
  • 4 gousses d’ail
  • 2 carottes
  • 2 oignons
  • 2 feuilles de laurier
  • 1 verre de vin blanc sec
  • 2 échalotes
  • Huile d’olive
  • 15 cl d’eau
  • Sel
  • Poivre

Préparation

Étape 1 : Préchauffez votre four à 120° et découpez vos oignons et échalotes en petits cubes et vos carottes en rondelles.

Étape 2 : Faites dorer votre gigot dans une cocotte en fonte allant au four dans lequel vous aurez mis un peu d’huile d’olive, 2 gousses d’ail en chemise et 1 branche de romarin. Lorsqu’il est bien doré, réservez-le.

Étape 3 : Rajoutez un peu d’huile d’olive dans le fond de la cocotte au besoin et ajoutez les carottes, les échalotes, les oignons, le restant d’ail et de romarin. Faites revenir et suer le tout à feu vif puis déglacez au vin blanc. Couvrez pendant 5 min puis décollez les sucs de cuisson avec une spatule en bois.

Étape 4 : Remettez le gigot dans la cocotte avec le laurier. Arrosez le gigot avec la sauce rallongée avec 15 cl d’eau.

Étape 5 : Enfournez pour 7h environ et arrosez-le toutes les heures environ. Retournez-le à mi-cuisson. 

Servez-le avec une purée maison ou des pommes de terre sautées.

Bon appétit !

 

Si vous reproduisez nos recettes, partagez-les nous sur les réseaux sociaux en mentionnant Ceercle (Instagram, Facebook, LinkedIn, Twitter)

Lire aussi : Le radis, La tomate, Le basilic, Le thym, La capucine


La capucine - Tropaeolum majus

Histoire

Si de nos jours, la capucine est une fleur méconnue, son passé et sa renommée en sont tout autre. Cette plante aromatique est originaire d’Amérique du Sud dans la cordillère des Andes. Le peuple indigène des Quechuas y voyait une fleur sacrée aux vertus médicinales incomparables.

Entre ses fonctions détoxifiantes, ses effets antibactériens et ses actions anti-inflammatoires, la capucine où également appelée « Cresson du Pérou » fait partie de ces plantes ancestrales qui reviennent aux goûts du jour à travers l’hortithérapie et la phytothérapie.

Sa Présence en Europe est due à la colonisation de l’Amérique Latine à partir du XVème siècle. Courant XVIIème siècle, les colons hollandais ont exportés ce végétal majestueux en y voyant une plante d’ornement et d’alimentation qui pouvait nourrir le vieux continent.

Dès son arrivée en Europe, elle est adoptée et surnommée « l’impératrice des Indes » démontrant la valeur spirituelle qui y était associée. Il en résulte d’une omniprésence de la capucine dans les lieux religieux, et dans l’alimentation royale. C’est tout naturellement que le nom vernaculaire tirerait son origine du capuchon de l’habit des moines Capucins.

Les citadins la considérant comme une des plus belles plantes annuelles, elle voit sa consommation alimentaire réduire au cours du temps, alors que son utilisation décorative ne cesse d’augmenter.

 

Cultiver la capucine

De la famille des Tropaéolacées, la capucine se sème par paquet de 2-3 graines, de mars à juin, et voit ses premières fleurs apparaître en quelques semaines seulement et ce jusqu’aux premières gelées. De petites ou grandes tailles, les nombreuses variétés de capucine nous offrent des fleurs aux couleurs variées allant du blanc au rouge en passant par le jaune orangé.


Cette incontournable des jardins n’est pas difficile. Même si elle préfère les sols bien aérés et frais, elle peut également trouver son bonheur avec un sol pauvre. Le plus important pour lui assurer une croissance pérenne est d’offrir une exposition ensoleillée et de l’arroser régulièrement. Il ne faut pas hésiter à enlever les feuilles et fleurs fanées.

 

Le petit + ceercle

Cultiver les capucines de manière annuelle offre un meilleur goût lors de la consommation

 

Cuisiner la capucine

La capucine possède des feuilles riches en vitamine C. Pouvant être consommés crus dans des salades, les feuilles et les fleurs sont les deux éléments les plus utilisés dans l’alimentation actuelle. Les fleurs colorées peuvent également venir égayer vos plats et apporter une touche raffinée.
Les graines peuvent être consommées comme les câpres et servir d’accompagnement. Information plus surprenante, les racines peuvent également être mangés crues ou bien cuites.

Souvent, sans le savoir, nous consommons de la capucine à travers de nombreux produits pharmaceutiques naturels.

 

Épater vos amis avec des chips de capucine !

Ingrédients :

  • Feuilles et fleurs fraîches de capucine
  • Huile d’olive
  • Estragon
  • Romarin
  • Gros sel

Étapes à suivre :

  • Prélever des grandes feuilles et fleurs de capucine en coupant la tige
  • Rincez les à l’eau
  • Préchauffez le four à 200°C pendant 5 min
  • Déposez les feuilles et les fleurs sur une plaque avec du papier cuisson
  • Ajouter un bon filet d’huile, l’estragon, le romarin et une pincée de gros sel
  • Laisser cuire 4-5 minutes
  • Quand les feuilles commencent à devenir translucides, sortez la plaque du four
  • Déposez les feuilles sur du papier absorbant. 
  • Dégustez avec un peu de citron, du houmous et du pain libanais !

Astuce : En cas de toux, bronchite, rhume ou encore de grippe, utilisez quelques feuilles fraîches que vous viendrez recouvrir d’eau chaude. Laissez infuser une dizaine de minutes puis dégustez votre tisane miracle !

 


Le thym - Thymus

De la famille des Labiacées, le thym est une plante médicinale et aromatique originaire d’Europe occidentale utilisée depuis l’antiquité pour ses vertus thérapeutiques. On lui prêtait de tels bienfaits qu’à l’époque antique il était brûlé pour purifier l’air et infusé dans l’eau des bains des combattants avant qu’ils ne partent au front. Cet aromate censé donner du courage servait aussi d’offrande pour les dieux grecs ou d’offrande odorante pour accompagner les morts en Egypte.

Ce sont les Romains qui feront voyager le thym hors de la méditerranée lors de leurs conquêtes, que le thym, lui remportait à tous les coups !

Cultiver le thym :

Ambassadrice des variétés aromatiques de la méditerranée, le thym aime le soleil et n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Il s’installe volontiers sur les sols pauvres et caillouteux et à tendance à envahir son environnement car il se ressème tout seul.

En semis, plantez ses graines entre avril et juin dans une terre bien aérée et non amendée. Recouvrez très peu les graines et tassez. Repiquez vos jeunes plants 5 à 6 semaines plus tard dans son contenant définitif et à 20 cm d’écart. En plants, aérez et « nettoyez » la terre de ses mauvaises herbes et des racines persistantes avant de passer à vos plantations. Tassez le bien et arrosez-le lors de la plantation.

Le thym est rustique, il demande peu d'efforts d’entretien à son jardinier. Solidaire, le thym est un super allié de nombreuses plantes, il ne faut donc pas hésiter à l’associer à d’autres cultures comme les tomates, les choux, les pommes de terre, les capucines. Il éloigne les pucerons, les limaces et les mouches blanches tout en attirant de nombreux pollinisateurs !

Le thym se récolte par branches car elles repoussent à la suite en permanence et leur bois se durcit au fur et à mesure des années. Lorsqu’il commence à fleurir au début de l’été, pincez les têtes fleuries et retirez-les du plant pour qu’il ne monte pas en graines et ne fasse que des fleurs.

Commun, citron ou sauvage (aussi appelé le Serpolet), le thym développe une véritable palette aromatique. Séché ou frais, il donne du caractère à chacun de vos plats et vous fait voyager en méditerranée.

Astuce : pour le faire sécher, rien de plus simple.  A la fin de la saison estivale, taillez l’ensemble de votre plant en ne lui laissant que 5 à 10 cm de hauteur et faites-en un ou plusieurs bouquets. Faites le.s sécher la tête en bas dans un endroit chaud et sec et profitez ainsi de votre thym toute l’année !

Cuisiner le thym :

Anti-infectieux, anti-inflammatoire, antiseptique et antioxydant, le thym est également un allié-santé de taille !

Avec le thym, c’est facile de se soigner tout seul à la maison. On s’en sert pour dégager les voies respiratoires en cas de rhume ou de bronchite en faisant des inhalations d’huile essentielle, en infusion pour les problèmes de digestion, en usage externe pour désinfecter des piqûres.

Stimulant de nos défenses immunitaires, inviter le thym dans notre quotidien c’est agir de manière préventive contre tous les petits maux et virus qui peuvent nous affecter.

Comme une Ta-Thym : la tarte du dimanche aux abricots et au thym

Avec l’équipe on a eu envie de mettre à l’honneur le thym dans une recette pour les becs sucrés !

Vous aurez besoin de :

  • Une pâte brisée
  • 10 abricots bien mûrs
  • 3 à 4 cuillères à dessert de confiture (celle que vous avez dans le frigo fera très bien l’affaire !)
  • 3 à 4 branches de thym frais ou séché

Etape 1 : préchauffez votre four à 200° et étalez la pâte brisée dans votre plat à tarte. Faites quelques trous dans le fond de la pâte avec une fourchette.

Etape 2 : étalez uniformément votre confiture dans le fond de la tarte et disposez vos abricots coupés en deux et sur le côté bombé sur la tarte.

Etape 3 : parsemez de votre thym la préparation et enfournez environ 30 min jusqu’à ce que les abricots dorent et compotent.

Laissez tiédir et dégustez !

Composter le thym : vous pouvez composter ses branches une fois ses feuilles ôtées


Le basilic - Ocimum basilicum

Si le basilic est aujourd’hui l’un des aromatiques mythiques de nos salades estivales, autres pizzas et plats de pâtes, il est au cœur de nombreuses superstitions et rituels royaux depuis des millénaires. Originaire d’Asie tropicale, les Grecs l’appelaient basilikon, qui signifie royal en grec. Les romains eux, réservaient sa cueillette au seul souverain. Symbole de fertilité à l’antiquité, le basilic était au cœur de nombreux rites religieux comme aussi en Inde, où on l’appelle tulsi qui signifie plante sacrée. En Egypte, il faisait partie des herbes utilisées pour la momification car il a des vertus bactéricides.

Un passé un peu magique pour un aromatique qui, aux prémices de la mondialisation, a trouvé une place de choix dans la cuisine italienne.

Cultiver le basilic :

De la famille des Labiées, il se sème d’avril à juin et donne ses fruits (autrement dit ses feuilles) de juillet à octobre. Annuelle ou vivace éphémère, le basilic est une plante herbacée buissonnante aux nombreuses variétés. Du vert foncé au vert clair en passant par le pourpre, à chaque variété sa saveur particulière. Ainsi vous pouvez choisir un basilic pour ses notes anisées ou plutôt poivrées, pour ses grandes ou petites feuilles, pour sa couleur et adapter vos plats en fonction. Si vous le plantez en pot il aura besoin de 20 cm de profondeur pour développer ses racines et se plaire. En pleine terre, espacez les plants de 15 cm dans le rang et les rangs de 30 cm.

Le basilic est une plante qui aime le soleil, au minimum 5h par jour. Plus vous le gorgez de soleil, plus il se concentrera en saveurs. Il aime les sols riches et bien drainés, il ne faut pas hésiter à tailler ses feuilles inférieures et à l’arroser lorsqu’il flétrit.

Odorante, le basilic est une plante qu’on aurait tord de ne pas planter à côté de ses plantations de tomates car il repousse de nombreux insectes ravageurs.

Cuisiner le basilic :

Le basilic est surtout connu pour ses vertus antibactériennes et antioxydantes il est donc un bon allié contre les infections. Consommez le frais ou séché mais pas cuit si vous voulez profiter de son gout et qualités nutritionnelles. Il est aussi une source de vitamines K et C.

Quel meilleur moyen de profiter du goût du basilic qu’en pesto ? 

Ingrédients :

  • 50 grammes de basilic frais soit environ une douzaine de feuilles
  • 100 grammes de parmesan
  • 100 grammes de pignons de pin
  • 2 gousses d’ail
  • huile d’olive
  • sel, poivre

Etape 1 : lavez et séchez les feuilles de basilic puis déchirez les grossièrement avec vos mains ( les lames métalliques des couteaux oxydent les feuilles)

Etape 2 : Epluchez et dégermez les 2 gousses d’ail

Etape 3 : mettez tous les ingrédients dans la cuve de votre mixeur et mixez le tout jusqu’à la consistance souhaitée. Il ne nous reste plus qu’à l’assaisonner à votre goût !

Etape 4 : placez le dans un pot et refermez-le, réservez 2h au frais avant de le servir si vous voulez qu’il développe ses saveurs. Il se conserve plusieurs jours au réfrigérateur à condition que l’huile d’olive recouvre bien la préparation en surface du pot dans lequel vous le conservez.

Astuce : Pour une sauce plus gouteuse, inspirez vous de la recette alla genovese et remplacez la moitié du parmesan par du pecorino râpé pour avoir une sauce plus onctueuse.


La tomate - Solanum lycopersicum

La tomate est un fruit appartenant à la famille des Solanacées et est originaire d’Amérique du Sud. Ce sont les Aztèques, qui les premiers ont cultivé la tomate avant qu’elle ne soit importée en Europe dès le XVIème siècle au gré des explorations.

Produit phare des mets italiens depuis des siècles, les pomodoris se traduisent dans leur langue par « pommes d’or ». Après avoir conquis le bassin méditerranéen et imprégné son patrimoine culinaire, la tomate a voyagé en France depuis Marseille pour séduire jusqu’aux nordistes.

Aujourd’hui elle est partout sous toutes ses formes et sa culture en France est développée. Ce fruit est consommé par les Français toute l’année ainsi les maraîchers français tentent de prolonger leur présence sur le territoire en les cultivant sous serres. Néanmoins, la tomate est un fruit incontournable de nombreuses sauces, recettes de crudités, condiments, si bien qu’elle est bien souvent consommée hors-saison.

Cultiver la tomate

La tomate se plaît dans les sols riches et drainés exposés au soleil. Elle se sème généralement entre février et mars et on repique les jeunes plants jusqu’en juin. Les tomates ont besoin d’espace et de profondeur, éloignez-les de 20 cm minimum et choisissez des jardinières ou pots profonds si vous les plantez hors-sol.

La saison de consommation de la tomate française peut donc s’étaler de juin (pour les tomates du sud de la France) à octobre soit jusqu’aux premières gelées. Si son environnement lui est propice, la tomate peut donner jusqu’à 3 kg de fruits par pied.

Ainsi il est primordial de la tailler (on vous explique la technique sur instagram) pour éviter qu’elle ne fasse des fruits trop bas sur la tige qui risqueraient de l’affaiblir. Mais il est aussi important de la tuteurer pour qu’elle ne s’affaisse pas sous le poids de ses fruits.

Attention la tomate est capricieuse, son arrosage doit être régulier et son jardinier doit veiller à lui associer des cultures particulières s’il ne veut pas avoir à la traiter chimiquement. En effet, les tomates sont souvent les proies du mildiou (pour éviter cette maladie, paillez le pied de vos tomates cela empêchera l’humidité), des pucerons et autres insectes ravageurs (pour éviter leur présence, plantez des aromatiques odorantes comme le basilic ou des œillets d’indes).

Ce fruit offre un panel de goûts, de formes et de couleurs exceptionnel ! Il est donc aussi plaisant de les cultiver que de les déguster 🙂

Cuisiner la tomate

C’est le légume d’été par excellence et ses qualités nutritionnelles en sont la preuve. Riche en eau, en bêta-carotène et en vitamine C, la tomate vous hydrate et vous fait bronzer ! Riche en antioxydants et en fibres, c’est un fruit qui facilite le transit et la lutte contre les maladies liées au vieillissement.

Pour profiter au maximum de sa haute densité nutritionnelle, consommez-la crue avec sa peau et ses pépins. De la même manière, pour conserver tous ses bienfaits, ne la conservez pas au réfrigérateur car les températures inférieures à 15° risqueraient de détériorer son goût et ses vertus.

Recette : le Gaspacho de Gaspard de la fête des pères

Pour la fête des pères, Gaspard 7 ans 👦🏻 a préparé son fameux Gaspacho aux 3 tomates : 🍅🍅🍅 car Gaspacho, c’est aussi son surnom 😊

Recette estivale ☀️

Ingrédients pour 4 gourmands (de tomate) 😉 :

– 6 tomates variées

– 1 concombre

– 1 poivron vert

– 2 oignons nouveaux

– 1 gousse d’ail

– 8 brins de ciboulette

– Du basilic

– 200 g de mie de pain rassis

– 1 cuil. à café de vinaigre de Xérès

– 2 cuil. à soupe d’huile d’olive @oliodiserra

1 pincée de piment

– Une pincée de sel et de poivre

 

Étape 1 👩🍳 :

Pelez le concombre, fendez-le en deux, ôtez les graines. Découpez-le en petits morceaux. Pelez et épépinez les tomates, découpez la pulpe en petits cubes. Otez les côtes et les graines du poivron, découpez-le en dés. Nettoyez et hachez les oignons. Réservez au frais quelques cuillerées de ces légumes pour la garniture.

Étape 2 👨🍳 :

Faites tremper la mie de pain dans de l’eau froide. Pelez l’ail, éliminez le germe. Réunissez dans le bol d’un robot tous les légumes, la ciboulette, l’ail et la mie de pain essorée. Mixez pour obtenir une préparation onctueuse.

Étape 3 🍽 :

Assaisonnez avec sel, poivre, piment, huile d’olive et vinaigre. Réservez au froid au moins 3 h. Parsemez de petits dés de légumes réservés avant de servir.

Le petit plus Ceercle : Choisissez plusieurs variétés de tomates et de basilic comme le pourpre pour donner à votre plat 1000 et une couleur d’été ☀️🌈

Le saviez-vous 💡 ?

Principalement connu sous le nom « gaspacho andalou », le gaspacho est une soupe froide prisée pour sa richesse en ingrédients naturels. Similaire à la recette du Salmorejo, celle du gaspacho est généralement faite à base de légumes frais et crus. Servi dans un verre, ce potage est sans aucun doute le meilleur des rafraîchissements durant l’été.

Le petit plus de Ceercle : Le coulis de tomate de saison pour consommer les tomates toute l’année

On l’a dit, la tomate est un fruit dont on a du mal à se passer 8 mois de l’année. Mais si elle est si abondante et gouteuse en été, pourquoi ne pas conserver les tomates françaises de saison en bocaux pour profiter de leur goût toute l’année ?

Cette astuce anti-gaspi permet donc à la fois de respecter la saisonnalité de produit et de profiter de tous les bienfaits que les tomates d’été offrent. Si vous n’avez pas de stérilisateur pas de panique, la mise en bocaux est tout de même possible !

Etape 1 : Préparer une sauce tomate avec vos tomates bien mûres (elles donneront du goût), assaisonnez à votre guise (ail, origan, huile d’olive, olives, basilic, oignon, vin rouge par exemple)

Etape 2 : Laissez mijoter jusqu’à la consistance souhaitée (coulis, sauce, purée, …)

Etape 3 : Pendant ce temps, plongez vos bocaux vides et leur couvercle dans de l’eau bouillante pour les stériliser et laissez-les tremper 10 min. Puis égouttez-les à l’envers sur un linge propre.

Etape 4 : Verser la sauce tomate chaude jusqu’à 1 cm du bord de vos bocaux propres et refermez les bien.

Etape 5 : Placez vos bocaux dans une grande cocotte ou casserole et recouvrez-les d’au moins 2 cm d’eau au-dessus des couvercles.

Etape 6 : Portez à ébullition et laissez stériliser environ 30 min.

Vous pouvez ensuite conserver ces bocaux à température ambiante 6 à 12 mois.

L’astuce de Ceercle : si vous entendez un chuintement à l’ouverture des bocaux c’est que ceux-là sont bons à manger 😉

Composter la tomate

Tout se composte dans la tomate : chaire, pépins, peau, trognon.