Le compostage urbain avec Gaëtan Lepoutre et ses Alchimistes

https://podcast.ausha.co/lecercle/6-gaetan-le-poutre-cofondateur-des-alchimistes

Dans le podcast dédié aux cultiv’acteurs urbains, nous allons à la rencontre de Gaëtan Lepoutre, co-fondateur et directeur associé des Alchimistes Lyon. D’une volonté de mieux gérer nos déchets quotidiens à un réseau d’économie circulaire, Gaëtan nous résume son parcours d’entrepreneur à impact.

Pourquoi une meilleure gestion des biodéchets est si importante ? 

Gaëtan a développé un fort intérêt pour le contact humain et l’envie d’occuper une place utile au sein d’un mouvement. Ces valeurs, il les a concrétisées et les porte au quotidien avec la création de l’antenne rhonalpine des Alchimistes. 

« La notion de déchet associée à celle de recyclage concerne tout le monde, et c’est une bonne porte d’entrée pour parler de l’environnement. L’idée de lancer une activité dynamique, qui peut s’imposer au niveau local et de manière concrète, est donc essentielle. » 

Pour le co-fondateur de ce projet, « être un déclencheur : participer, lancer un mouvement, faire partie d’un effet boule de neige », sont des mottos auxquels il souhaitait apporter une réponse concrète. L’intérêt de sa démarche vient aussi d’un besoin de sensibiliser les personnes sur les impacts provoqués par nos déchets sur l’environnement. 

Composter des biodéchets, ça consiste en quoi ?

Les Alchimistes est un réseau d’entreprise présent aux quatre coins de la France, qui collecte et composte les biodéchets de la restauration pour un retour à la terre sous forme de compost. 

Le travail des Alchimistes est principalement axé sur la restauration commerciale et collective par un système de collecte de proximité.

Pour produire du compost, il faut d’abord collecter des biodéchets. Les biodéchets sont ensuite broyés, mélangés à de la matière organique sèche  (copeaux de bois), puis intervient l’alchimie du compost pendant 4 à 6 mois, avant de retrouver une matière prête à être utilisée. Le compost de biodéchets est fortement nutritif et permet de restructurer et de fertiliser durablement les sols. 

Par ce procédé, les Alchimistes reproduisent le cycle naturel de la matière. Le compost créé peut être utilisé au potager, dans des jardinières, ou pour un usage professionnel en agriculture urbaine où seront cultivés ces mêmes fruits et légumes qui reprendront le chemin des assiettes. Composter c’est donc contribuer au recyclage des biodéchets et favoriser une alimentation locale, saine et responsable.

Le frein au compostage et aux petits gestes contribuant à la protection de notre planète est bien souvent le fait des habitudes. 

En s’adressant aux cantines scolaires, l’objectif des Alchimistes est aussi d’utiliser le compostage comme un outil pédagogique afin d’initier les enfants au recyclage, au jardinage et à l’alimentation.

Grâce à cette revalorisation des déchets qui vise à sensibiliser nos futurs citadins sur les besoins de transformation, réutilisation et compostage, Les Alchimistes proposent un modèle d’économie circulaire efficace et vertueux qui permet d’accélérer les changements nécessaires aux enjeux futurs de notre planète. 

Demain, tous au compost ! 

D’ici 2025, la loi imposera le tri à la source pour tous les producteurs de déchets en France. Cela signifie concrètement, que les collectivités vont devoir proposer à chaque citoyen une solution de proximité pour valoriser leurs déchets et ne plus les mettre dans les ordures ménagères : compostage domestique individuel, de proximité ou collecte séparée, de nombreuses offres se mettent en place aujourd’hui. 

Or, il est démontré que si le compostage est réalisé sur le lieu de production des biodéchets, cela permet de réduire la quantité de gaz à effet de serre présente dans l’atmosphère. Chaque tonne de déchets alimentaires compostée permettrait donc de retirer 35 kg de CO2 de notre atmosphère ! (Source : Zerowastefrance)

Ce contexte réglementaire est une très bonne initiative pour limiter le flux considérable de déchets produits, mais il serait encore mieux si les biodéchets pouvaient avoir une seconde vie, et participer à la reproduction des prochains fruits et légumes cultivés ! 

Chez Ceercle, c’est notre conviction : vos biodéchets deviennent votre bioalimentation grâce au lombicrompostage intégré au coeur de nos potagers. 

A bientôt pour un prochain épisode du podcast des cultiv'acteurs de Lyon. 

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Le Potager : nouvelle star des balcons

Introduction

Petit ou grand, pleine terre ou hors-sol, ornemental ou producteur, le potager devient un des terrains de jeux préférés des français. De nombreuses études ont décidé de mettre en lumière ce nouveau phénomène de société qui met en avant l’importance de la végétation dans le bien-être du citoyen. En tenant compte des différents acteurs de la filière jardin, l’urbanisation végétalisée et surtout la présence de potagers sur les balcons. Il est intéressant de tenter de comprendre cette nouvelle synergie enclenchée depuis quelques années maintenant et accélérée par la crise sanitaire que le monde traverse.

Sommaire

  1. Le jardin, un secteur d’activité en plein essor
  2. Une végétalisation urbaine en expansion
  3. Potager chez soi, une nouvelle habitude

1. Le jardin, un secteur d’activité en plein essor

Depuis quelques années, la sensibilité écologique de la population a évolué dans le bon sens, favorisant de ce fait la croissance de la filière jardin. Propriétaire ou locataire ont désormais l’envie de posséder des plantes chez eux. Qu’elles soient là pour embellir ou pour nourrir, elles occupent une place de plus en plus importante dans notre quotidien.

La filière peut également compter sur l’évolution du regard que nous portons sur les termes “jardins”, “potagers” et ceux associés. En effet, là ou dix ans en arrière, les plantes d’ornement étaient les premières mentionnées lorsque l’on abordait le sujet, aujourd’hui, est mise en avant la faculté nourricière. Cette mutation s’explique par un nouveau regard porté sur l’environnement, la biodiversité et ses problématiques actuelles.

Quand nous savons qu’une métropole comme Lyon possède une autonomie alimentaire de 5%, alors que sa capacité est estimée à près de 95%, nous comprenons mieux que la population s'interroge et cherche à trouver des solutions. C’est ainsi que tout un chacun est en droit de chercher des alternatives pour améliorer la situation, que ce soit au niveau alimentaire et au niveau de l’érosion de la biodiversité.

Les gagnants de cette transformation ne sont autres que les acteurs de la filière jardin, qu’ils soient fournisseurs de végétaux, mais aussi d’outillages ou d’ameublement. En plus des prises de conscience, la crise sanitaire et ses décisions gouvernementales associées, auront également influencé la croissance du marché. En effet, les confinements ont obligé les citoyens à rester chez eux, sans pouvoir beaucoup sortir et ne pouvant plus accéder au moindre loisir durant de longs mois. Ces économies et la non-activité ont créé un sentiment d’insatisfaction. Le moindre instant en plein air était vécu comme une vraie bouffée d’oxygène pour tout citadin. Ajoutez à cela les personnes vivant en maison et possédant un jardin, et vous obtiendrez une augmentation des achats pour aménager leurs espaces de vie avec de la verdure. En 2020, les ventes ont progressé de 10% en valeur et les perspectives pour 2021 sont tout aussi encourageantes avec 4% d’augmentation en valeur. Il est également intéressant de noter que ces résultats réalisés en 2020 concordent avec les premiers pas dans le monde du jardin, pour beaucoup durant le premier confinement. En effet, ce sont pas moins de deux tiers des ventes qui se réalisent entre le mois de mars et le mois de juin. Cette période correspond à celle du premier confinement de 2020.

Ces premières analyses viennent justifier les résultats obtenus par des sondages réalisés durant cette période. Selon OpinionWay, ce n’est pas moins d’un français sur deux qui déclare avoir profité du confinement pour jardiner davantage et 70% d’entre eux souhaiteraient passer plus de temps à jardiner.

Plus étonnant, la filière surfe également sur la mode du e-commerce. Avec une augmentation de 60% de leur audience, les plus grands sites proposant des végétaux et autres produits du jardin sortent gagnants de cette nouvelle mode. En effet, les solutions de click & collect, livraison à domicile et autres façons d’acheter en ligne sont devenues banales pour un secteur qui, à l’origine, ne semblait que peu enclin à réaliser cette transition.

Ce nouveau regard, porté sur la végétalisation de nos espaces, a également provoqué une nouvelle réflexion au sein des collectivités territoriales. Les villes de demain se doivent de proposer des espaces végétalisés afin d’assurer la plénitude mentale de sa population.

2. Une végétalisation urbaine en expansion

Un français sur deux : c’est la proportion de la population qui imagine la ville de demain comme une zone urbaine écologique et végétale. Seulement, 80% des Français estiment qu’il n’y a pas assez de vert dans nos villes. Outre les collectivités territoriales, les entreprises et autres acteurs des villes ont bien pris conscience de l’enjeu qui se trouve derrière ce besoin de nature en ville. En ce sens, les espaces verts et les budgets alloués à la végétalisation augmentent continuellement.

Les nouvelles considérations des français au sujet de l’environnement et la biodiversité urbaine, entraînent une volonté d’agir chez bon nombre d’entre nous. Là où le local et le manger sain sont de plus en plus mis en avant par les citadins, certains tentent d’agir à leur manière par la création de jardins partagés. Les urbains mettent la main à la terre pour se créer un loisir et parfois un complément alimentaire pour leur foyer. 80% des citadins pratiquant le jardinage collectif se disent satisfaits de cette pratique, qui permet de se nourrir différemment, tout en acquérant des compétences dans le milieu horticole. 

En 2025, on prévoit une augmentation de 50% des jardins partagés qu'importe la forme qu’ils prendront. Outre l’aspect social et environnemental, ces lieux offrent également la possibilité pour certains de trouver un travail. Certaines fermes urbaines emploient plusieurs salariés afin de pouvoir produire et vendre aux habitants du quartier.
Ces actions ont donc de multiples objectifs et ne cessent de venir s’implanter au sein de nos villes pour le plus grand bonheur de tous. 

Quelques projets éphémères viennent également réintroduire les végétaux au cœur de nos quartiers. C’est le cas de La Ferme Des Artisans à Villeurbanne, au cœur d’un quartier fait de bitume et de grands édifices. Lieu de vie, de rencontre et d’apprentissage, cet espace a pour but de mettre en avant la nature et le fait local.

Au travers de ces actions, les urbains ont la possibilité de se sensibiliser aux problématiques environnementales et spatiales que rencontrent les villes d’aujourd’hui, dans le but d’être acteurs de celles de demain.

3. Potager chez soi, une nouvelle habitude

Désormais, potager à domicile n’a jamais été aussi simple. Maison avec ou sans jardin, appartement avec ou sans balcon, qu’importe son logement, les différents acteurs de la filière jardin proposent une grande diversité de végétaux correspondant à vos critères. 

Le jardin idéal du français serait un jardin nourricier, ce qui dans l’inconscient collectif limite les urbains dans la création d’un espace vert dans nos appartements de ville. La réalité en est toute autre, et les citadins commencent à en prendre la mesure.

Plantes d’intérieur et plantes d’extérieur commencent à venir peupler les appartements des zones urbaines. Le côté esthétique plaît énormément en appartement, amenant un côté chaleureux, ces végétaux mettent en valeur chaque pièce ou balcon. De plus en plus de français se prêtent au jeu de réinventer leur intérieur en y introduisant des végétaux.   

Ce phénomène, amplifié par les mouvements réguliers d’appartement en appartement, offre une nouvelle forme d’exaltation pour les urbains. Architectes d’intérieur dans l’âme, nous imaginons chaque espace dans notre appartement, qu’il soit équipé d’un balcon ou non, la verdure fait désormais partie intégrante de nos décors. Ce qui le prouve bien est le pourcentage de personnes qui ont acheté une plante d'intérieur en 2019 (55% étude Kantar). Bien évidemment, tout balcon est rêvé comme un lieu de détente verdoyant, c’est pourquoi, les urbains redoublent d’imagination pour améliorer ce lieu de tranquillité et liberté majeur.

Décrite par le passé comme une action contraignante et réservée aux connaisseurs, le jardinage a fait peau neuve ces derniers temps. La majorité des jardiniers se considèrent comme novices ou peu connaisseurs. Pourtant rien n’est très compliqué au niveau entretien des plantes. Avoir la main verte ne se résume pas à créer des potagers resplendissants, mais uniquement permettre à ses plantes de s’épanouir pleinement. Avec 40% des achats, les appartements représentent bien cette évolution de pensée. Bien aidé par les articles internet, les vidéos explicatives ou des livres spécialisés, tout le monde peut désormais trouver des petites astuces pour entretenir ses plantes.

Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire, commencez par acheter quelques plantes et prenez-en soin. Et, sans aucun doute, vous ne pourrez plus vous arrêter et vous en achèterez toujours plus chaque année !

Le petit plus Ceercle : Car potager sur son balcon n’a jamais été aussi simple, n’hésitez pas à consulter notre article qui vous explique pourquoi le jardinage en famille est bénéfique.

 

Sources :

Les enquêtes de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage. "Les Français et leur jardin : une relation en transition" (s. d.). Unep. Consulté à l’adresse https://www.lesentreprisesdupaysage.fr/tout-savoir-sur-les-bienfaits-du-vegetal/publications/les-enquetes-unep/
Potagers urbains : Quels risques de pollution ? (2014, octobre 10). ConsoGlobe. https://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg
Kantar. (2020). Les achats de végétaux, arbres, plantes et fleurs des Français en 2019.  Consulté à l'adresse https://www.franceagrimer.fr/content/download/64301/document/BIL-%20HOR%20Rapport%20Annuel%20Achats%20v%C3%A9g%C3%A9taux%202019.pdf

Retour des vacances et rentrée du potager

Introduction

Les vacances touchent à leur fin ... Vous vous demandez dans quel état vous allez retrouver vos plants à votre retour ? Ont-ils cramé au soleil ? Seront-ils fanés ? Les mauvaises herbes auront-elles envahi le potager ? Tout cela peut-être angoissant, c’est pourquoi nous vous proposons nos conseils pour assurer une belle reprise de vos plantes de balcon à votre retour des vacances

Vous avez passé l’été à admirer la biodiversité et vivre avec émotion cette (re)connexion à la nature ? Et revenez de vacances avec de belles résolutions : à la rentrée, c’est décidé, vous vous mettez au jardinage pour apporter la nature à votre fenêtre ! Découvrez nos conseils et la liste des “fournitures” de rentrée indispensables pour devenir un jardinier en herbe ! 

Sommaire

  1. Le retour de vacances 
  2. Les fournitures de rentrée
  3. Le calendrier de septembre

1. Le retour des vacances

Vos plants sont flétris, votre terreau est tout sec ... Pas de panique ! Assurez-vous de bien réaliser les fondamentaux pour faire repartir votre potager.

  • Arrosez : l’eau est primordiale pour la plante, il faut donc tenter d’adopter les meilleures pratiques. Optez pour peu d’arrosage (en nombre) mais abondant. Tôt le matin ou tard le soir, l’arrosage ne doit pas être fait en journée au risque de brûler les feuilles. Afin d’assurer une bonne pénétrabilité de l’eau dans le sol, réalisez un premier arrosage très superficiel, puis quelques minutes après, arrosez plus abondamment.
  • Récoltez : la période est venue de récolter le fruit de votre dur labeur de la saison estivale.
  • Taillez : à cette période, tailler permet de relancer certaines plantes aromatiques méditerranéennes. Par exemple, pour le thym, il est possible de couper 2 tiers du feuillage. En les laissant sécher une semaine, vous aurez la possibilité de vous en servir en cuisine pour parfumer vos plats.
  • Désherbez : il est normal que lors de vos départs en vacances, des “mauvaises herbes” apparaissent. L'inaction humaine sur le potager permet à la nature de reprendre ses droits.
  • Binez : cette action a pour but de venir briser la croûte à la surface. Cela permet d’aérer la surface et d’assurer une bonne entrée de l’eau dans le sol. Il est préférable de biner juste après un épisode pluvieux ou un arrosage.

Et n’oubliez pas, la nature a ses saisons : il est peut-être tout simplement temps de planter de nouveaux fruits et légumes.

2. Les fournitures de rentrée

Voici notre liste des fournitures “potagères” pour que vous passiez la meilleure rentrée possible : aux fourches, citadin.e.s !

Les contenants

Pot, bac ou jardinière ... Il faut choisir les contenants qui vont accueillir vos magnifiques plantes. Fibre de verre, pierre ou plastique sont trois matériaux que l’on retrouve régulièrement pour un contenant mais le mieux reste ceux en terre cuite

  • Leur porosité favorise le passage de l’air et de l’eau 
  • 100% naturelle, cette matière est la plus respectueuse de l’environnement
  • La stabilité du pot dû au poids de la terre cuite réduit les risques de bascule 
  • Les plantes supportent mieux les variations de température en interne 
  • Le niveau rapport qualité-prix et esthétique

Le terreau et les plants

La grande diversité de terreaux rend le choix difficile, il faut donc aller au plus simple. Pour cela, privilégiez les terreaux pour potagers qui permettront à toutes vos plantes de s’épanouir sur votre balcon. Rendez-vous dans votre jardinerie de quartier qui saura vous conseiller en fonction de vos plants et de votre expérience : semer, planter ou repiquer.

Une fois votre choix fait, il faut se tourner vers les graines, plantes et végétaux qui vont peupler votre potager. La provenance et la qualité de ces derniers est d’une importance capitale pour l’avenir de votre balcon. Alors, n’hésitez pas à regarder sur différents sites de partages entre jardiniers (par exemple Jardiner Malin et son forum très bien alimenté). Nous serons également ravis de vous répondre sur nos différents canaux de communication : suivez-nous sur instagram et facebook !

Les billes d’argile

Très souvent utilisés par les jardiniers chevronnés, les billes d’argile ont bien des avantages pour votre potager. Parmi tous, quatre sont vraiment représentatifs de son utilité :

  • Les billes ne modifient pas la structure de votre sol, ce qui signifie qu’elles ne modifient pas le pH de votre sol. 
  • Capables de retenir une quantité d’eau importante, elles permettent de retenir et redistribuer l’eau apportée à notre potager. 
  • Très légères, ces petites billes vous permettront d’aérer votre terre et d’alléger le sol. 
  • Outre l’aspect décoratif, les billes d’argiles peuvent servir d’engrais minéraux intéressants. Elles peuvent donc être utilisées pour payer des plantes chaudes 

Le paillage

Pailler consiste à recouvrir la terre de son potager à l’aide de matériaux organiques, minéraux ou plastiques. Le plus écologique, efficace et simple reste le paillage organique. Voici quelques méthodes pour s’en procurer lorsque l’on habite en ville : 

  • Récupérer les feuilles mortes dans les espaces verts autour de chez vous
  • Récolter des branchages qui sont à même le sol dans les parcs
  • Rendez-vous dans votre jardinerie pour acheter un sac de paillage

Les petits outils

Il vous faut désormais vous munir du kit du parfait jardinier urbain !

  • Binette : elle casse la croûte de terre qui se forme après une pluie et coupe les racines des mauvaises herbes.
  • Petit râteau : il égalise le sol des planches de légumes, regroupe les cailloux à enlever et tasse les sillons refermés.
  • Serfouette : la panne (partie rectangulaire) désherbe, aère ou ouvre des trous, la langue (partie pointue) trace des sillons.
  • Sécateur : il coupe les feuilles et les racines des plants (salades, poireaux…) avant leur plantation ou sert à la récolte.
  • Transplantoir : il ouvre de petits trous afin d’installer des plants ou de semer des grosses graines en poquets.

Bien évidemment, cette panoplie n’est pas obligatoire, vous pouvez toujours utiliser vos mains pour réaliser certaines actions incontournables !

3. Le calendrier de septembre by Ceercle

50% des Français voient le potager comme une possibilité de se nourrir, en complétant son panier alimentaire quotidien avec des produits sains et ultra frais. Car rien ne remplace les repas maison, prenez le temps de préparer vos plats. Plus vous mangez des produits bruts que vous transformez vous-même, plus votre corps les assimilera facilement. 

Nous vous proposons donc notre petite sélection pour vous créer un petit potager dès septembre : 

À semer :

  • Salades : les salades vont se développer pour arriver à maturité pour l’hiver et vous offrir de la salade fraîche. 
  • Radis : ils pourront être récoltés un mois et demi après.

À planter :

  • Thym : si vous en possédez déjà, il est intéressant de le repiquer dès septembre, cela permettra aux racines de se développer et d’être assez vigoureuses pour passer l’hiver. 
  • Anémone : la diversité de la couleur de ses fleurs est très belle visuellement, cette plante d’ornement va embellir votre potager. 
  • Bourrache : une belle plante d'ornement et comestible, rien de mieux pour votre potager. 
  • Fraisiers : le climat est idéal pour assurer un bon développement de vos plantes.

La présence d’un potager vous apportera de nombreux aspects positifs que nous avons abordés dans notre article : Et si on potageait sur notre balcon ?

Le petit plus Ceercle : Si vous voulez amener un peu de verdure sur vos balcons sans avoir à courir partout pour acheter jardinière, terreau et plantes, nous avons la solution pour vous.
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Bonne rentrée à tous !


Ramener la biodiversité sur son balcon

Ramener la biodiversité sur son balcon : un défi du jardinier urbain

À retenir

Dans un avenir très proche, les Hommes ne vont cesser de venir densifier les zones urbaines. Avec 2,5 milliards d’humains en plus dans les villes, 2050 est un horizon à la fois lointain mais aussi très, voire trop proche, pour agir sur l’érosion de la biodiversité.

Les mutations physiques entraînées par l’Homme sur la Terre ont entraîné un dérèglement profond dans bon nombre d’écosystèmes. Les scientifiques s’accordent à dire qu’aujourd’hui, la disparition d'espèces a été accélérée par 100 voire 1 000, uniquement par nos actions !

Quand on sait que lors de la sécheresse de 2003, Paris enregistrait des températures supérieures de 5 à 10 degrés par rapport aux campagnes avoisinantes, il en va de s'interroger sur les enjeux liés à la biodiversité urbaine. Mais aussi et surtout, par quels moyens, nous, citoyens, pouvons influer positivement pour favoriser l’inclusion totale de la biodiversité dans nos villes de demain ?

Introduction

Dans un monde urbanisé, où la population ne cesse de se regrouper dans et autour des villes, certaines espèces peinent à perdurer et à se reproduire. L’industrialisation qui a connu son essor il y a deux siècles maintenant, n’y est pas étrangère non plus. En faisant la somme de ces deux facteurs, le bilan sur la biodiversité est alarmant. Qualifiée de 6ème extinction de masse, la période actuelle voit la biodiversité en pâtir avec une accélération de la disparition d’espèces, 100 à 1 000 fois plus importante qu’auparavant. 

Sommaire

  1. La biodiversité : qu’est-ce que c’est ?
  2. La biodiversité urbaine : quels enjeux ?
  3. Comment puis-je favoriser la biodiversité sur mon balcon ?

1. La biodiversité : qu'est-ce-que c'est ?

Tissu vivant de la Terre, la biodiversité est au centre de toute vie humaine. Plus surprenant que cela puisse paraître, le terme « biodiversité » n’aura vu le jour qu’à la fin du XXème siècle. Issu de la contraction des mots “biologique” et “diversité”, ce terme décrit un concept vieux de 3,5 milliards d’années, coïncidant avec l’apparition des premiers organismes vivants.

Ce concept scientifique a été créé pour décrire toutes les interactions entre les diverses formes de vies (végétaux, animaux champignons, bactéries …) présentes dans les différents milieux naturels de notre planète (espaces marins, souterrains, terriens et aériens).

Ces échanges peuvent se distinguer en trois catégories :

  • La diversité à toutes les échelles : que ce soit dans les océans, les espaces végétalisés urbains et les forêts en passant par le contenu des cellules (pensons aux parasites qui peuvent y vivre) mais aussi dans son potager sur son balcon, on retrouve une diversité de lieux qui abritent la vie.
  • La diversité des espèces qui vivent dans ces milieux. En effet, plusieurs espèces peuvent vivre dans un même lieu tout en tirant parti de ce dernier.
  • La diversité génétique des individus au sein de chaque espèce. Pour faire simple, chaque personne possède un patrimoine génétique différent. Chaque être vivant est unique.

Les connaissances scientifiques sur le sujet sont encore limitées, il suffit de voir le nombre d’espèces vivantes recensées par nos biologistes. En effet, ils ont identifié environ 2 millions d’espèces alors que leurs estimations portent à 100 millions. Tout en s’efforçant d’en découvrir toujours plus, les spécialistes sont unanimes pour dire que la biodiversité offre des biens indispensables et irremplaçables. En effet, que ce soit l’eau, la nourriture, les matières premières, sans oublier l’oxygène, tout provient des bienfaits de la nature et sa diversité.

Dès lors, il en va de notre responsabilité pour protéger notre planète et ses multiples endroits qui rendent des services écosystémiques majeurs :

  • Océans et forêts jouent un rôle dans le stockage du carbone.
  • De nombreuses espèces vivantes comme les insectes jouent aux ouvriers et nous permettent de manger.
  • Les espaces verts dans nos villes assurent la continuité des paysages naturels.

Les modes de vie évoluent continuellement, les gens ont tendance à se rapprocher de plus en plus des villes, densifiant de ce fait les zones urbaines existantes. Ajoutez à cela une population mondiale qui augmente et vous mettrez le point sur les enjeux majeurs liés à l’urbanisation et la biodiversité.

2. La biodiversité urbaine : quels enjeux ?

Avant toute chose, il est important d’expliciter clairement ce qu’est la biodiversité urbaine. Ce terme désigne l’ensemble des espèces peuplant les villes (animaux, végétaux et autres micro-organismes) en prenant compte la diversité entre les individus d’une même espèce sans oublier le milieu qui regroupent ces êtres vivants (parcs, immeubles, égouts …).

Représentant pas moins de 10% de la superficie mondiale et 22% en France métropolitaine (selon l’Insee), les zones urbaines concentrent pourtant environ 80% de la population. Ce regroupement de la population mondiale dans des espaces restreints, limite fortement la présence d’espaces verts au sein de nos villes.
Ces mutations de fonds ont créé un déséquilibre voir une dégradation des écosystèmes initialement présents. Entre la destruction des habitats naturels, la pollution des sols, de l’eau et de l’air, les actions humaines contribuent grandement à ces transformations et le déséquilibre écosystémique des zones urbaines. 

Citadins, collectivités territoriales, promoteurs immobiliers et autres acteurs des zones urbaines ont pris conscience depuis peu qu’il est fondamental de conserver la biodiversité existante au sein des villes. En France, ces réflexions ont mené à la réunion de tous les secteurs lors du Grenelle de l’environnement en 2007. Dès lors, les premières décisions fortes ont été prises, la plus importante n’est autre que la fin de l’utilisation des pesticides en ville. 

Par le passé, et encore aujourd’hui, la disparition de nombreuses espèces vivantes au sein des villes est un facteur d’aggravation des transformations climatiques. Afin de lutter, les villes agissent et tentent de recréer des écosystèmes, en recréant des milieux favorables.

Cet accroissement de la biodiversité, apporte des bienfaits indéniables :

  • Physiques : régulation de la pollution, des inondations, des cycle du carbone, de l’eau ou de la photosynthèse.
  • Psychologiques : nous avons besoin de végétation en ville, de marcher sur une pelouse, de croiser des arbres
  • Productifs : avec l’agriculture urbaine qui se développe, même si elle reste toujours un peu marginale.

Ici le projet GABIODIV’ des berges du Rhône à Lyon se caractérise par la création d’un corridor pour les espèces qui évoluent dans les milieux aquatiques et terrestres comme les castors. Elle a aussi pour but de sensibiliser les urbains aux dangers de l’érosion de la biodiversité urbaine.

Certaines de ces actions qui ont pour but de venir aider la réinsertion de la biodiversité au cœur des villes de demain, entraînent quelques conséquences négatives pour cette dernière.
C’est notamment le cas pour l’abeille qui est devenue l’emblème de la biodiversité à l’aide de milliers de ruches sur les toits d’immeubles de grandes villes. Cette icône de la biodiversité urbaine est pourtant vectrice d’une importante crise de biodiversité. L’apparition en masse d’abeilles domestiques a engendré une concurrence entre pollinisateurs pour l’accès aux ressources florales ce qui entraîne la disparition de nombreuses espèces sauvages d’abeilles. Il est donc nécessaire de trouver un équilibre dans nos actions afin de favoriser la cohabitation des espèces. Leurs interactions doivent être stimulées dans le but de stimuler leur service écosystémique, les villes doivent donc créer des milieux favorables à l’implantation d’une biodiversité urbaine indispensable à nos modes de vie tout en assurant le maintien des espèces déjà présentes.

Ces actions entreprises par les villes et les collectivités doivent également être suivies par les citadins afin de créer une émulation autour de ces questions liées à la biodiversité.
L’année 2020 aura marqué le monde entier avec une crise sanitaire sans précédent, mais les citadins ont pu également apercevoir de nombreuses espèces d’animaux méconnus revenant fouler le bitume de nos villes. C’est également un tournant pour les relations affectives que certains ont pu développer avec leurs animaux et/ou végétaux de compagnie. 

Mais alors comment pouvons nous influer sur cette transition verte qui améliore notre bien être ?

3. Comment puis-je favoriser la biodiversité sur mon balcon ?

Les potagers urbains, qu'ils soient hors sols et suspendus aux immeubles, de pleine terre ou sur les toits, rendent des services écosystémiques et participent au développement durable. D’un point de vue de la biodiversité, ils permettent le refuge d’insectes qui iront ensuite nourrir les espèces volatiles particulièrement présentes en ville comme les mésanges charbonnières ou les pigeons.

Dans le sol de votre potager, une vie souterraine s’organise dans laquelle les vers jouent aux ingénieurs en aérant la terre, les micro-organismes jouent aux chimistes en transformant de la matière organique morte en nutriments minéraux. Il s’agit alors de créer un environnement hospitalier pour tous, de sorte aussi à accueillir les bons prédateurs.

On les appelle les insectes auxiliaires, ils aident au bon fonctionnement écosystémique du potager, à la régulation des espèces détritivores et nuisibles. Ainsi, ce que l’on appelle l’humus est le produit de cet équilibre instable qu’est la biodiversité. Pour fabriquer la matière organique, les plantes ont besoin d’eau, d’air et de nutriments minéraux, ces derniers étant majoritairement issus de la vie souterraine du sol. La biodiversité souterraine de vos cultures est donc primordiale.

Au sein de cet équilibre, chaque espèce se doit de trouver une place, considérés comme désagréables voire néfastes, certains d’entre eux, ne sont pas les préférés des Hommes. Pourtant, ils occupent également une place centrale dans l'écosystème urbain. En effet, la pyramide de la chaîne alimentaire est centrale dans le principe de la biodiversité. Même si certaines espèces ne nous plaisent pas, et que nous n’aimons pas les avoir sur nos balcons, il ne faut pas oublier qu’elles sont sources de nourriture pour bon nombres d’autres animaux. 

C’est ainsi que nous pouvons voir qu’à notre niveau, nous pouvons agir afin de favoriser la biodiversité en ville. De plus, l’augmentation de la biodiversité permet de lutter naturellement contre le réchauffement climatique. Les espaces verts au sein des zones urbaines offrent de nombreux avantages pour influer sur les effets d'îlots de chaleur. Entre captation du carbone, de la lumière mais aussi producteurs d'oxygène, ces végétaux sont la clé d’un équilibre à trouver au sein de nos villes.  

Le petit plus Ceercle

En pleine terre en ville, les haies vives à baies comestibles servent de ressources alimentaires et de refuge de biodiversité pour de nombreuses espèces. Sur un balcon, confectionnez un hôtel à insectes pour recevoir des auxiliaires. Pour le tuto, allez jeter un oeil à notre article sur l’intérêt du jardinage en famille ;-)


Préparer son potager pour les vacances

Prendre des vacances bien méritées tout en gardant un beau potager, c'est pas si compliqué !

La plus grande crainte des jardiniers en herbe est de voir nos plantes dépéries au retour des vacances ... surtout quand on n’a pas la chance de pouvoir compter sur des proches pour les arroser. Et oui, si vous prenez des vacances, la nature, elle, ne prend pas de congés ! Au contraire, juillettistes ou aoûtiens, vos tomates, courgettes, concombres et poivrons vont sûrement être au pic de leur production lorsque vous ferez vos valises.

Alors comment faire pour préserver vos plantations lors de votre absence ?

Voici quelques astuces à appliquer avant votre départ, pour mettre toutes les chances de votre côté et conserver votre beau potager au retour des vacances :

Les entretiens généraux

  • Récoltez tout ce qui est mûr pour que les fruits ne pourrissent pas sur le pied en votre absence.
  • Regroupez toutes vos plantes en pot pour créer un microclimat favorable à la survie des plantes dans un endroit mi-ombragé et à l’abri du vent.
  • Enlevez les feuilles sèches, abîmées, fanées, malades, jaunies et les gourmands.
  • Tuteurez si cela n’est pas déjà fait.
  • Taillez les fleurs de vos aromatiques (basilic, ciboulette, romarin, thym), cela leur permettra de reproduire du feuillage pour une récolte à votre retour.
  • Paillez vos pieds de plants potagers (disposez un couvert type paille, copeaux de bois, voire papier journal de quelques cm sur toute la surface du terreau) : cela permettra à vos plantes de retenir l’humidité de leur sol et d’économiser l’eau de l’arrosage.
  • Faites un gros arrosage avant de partir.

Le plant-sitting : la solution tout confort

Selon le type de potager et le nombre de plantes en pots que vous possédez, il est parfois possible de transporter vos plantes pour les faire gardienner lors de votre absence. Si vos proches ne peuvent le faire pour vous, des solutions existent en ville notamment. Les pensions végétales se multiplient pour vous permettre de partir tranquille pour vos vacances avec l’assurance que vos plantes ne souffriront pas d’un manque de soins.

Lecteurs lyonnais, allez voir Nicolas, le plant-sitter de La Société Protectrice des Végétaux, vos plantes seront bien gardées au Jardin des Girondins, 14 rue Crépet, 69007 Lyon. Le petit plus : pour chaque plant gardé, une bouture sera prélevée dans un but de reproduction qui aboutira par la suite à un partage en circuit court.

Où que vous soyez, consultez J'aime Mes Plantes, le premier site de plant-sitting en France. Ce site vous propose de rencontrer un gardien de plantes qui passera à votre domicile à la fréquence souhaitée pour bichonner vos végétaux ou bien se propose de les gardienner chez lui !

Ces pensions végétales sont des alternatives généralement plutôt sûres mais plus ou moins économiques selon les lieux/gardiens. Toutefois cette solution permet de créer du lien avec des amoureux des plantes qui sauront partager avec vous leurs connaissances et vous dépanner en cas de vacances de dernières minutes !

Arroser avant de partir : plusieurs solutions s'offrent à vous

L’arrosage est une action incontournable pour tout jardinier. Un départ en vacances rend la tâche plus difficile, il faut donc trouver des alternatives pour arroser nos plantes. La solution la plus simple reste de demander à son voisin de venir arroser en notre absence. Mais parfois, cela n’est pas possible, alors voici quelques alternatives pouvant vous aider à arroser en fonction de vos budgets.

Le cône d’arrosage : le plus simple et économique

Faciles à se procurer et à installer, les cônes d'arrosage en céramique microporeuse permettent de diffuser en continu de l’eau aux plantes en pots et jardinières pendant quelques jours à quelques semaines selon les modèles et les plantes à irriguer. Totalement autonomes, ils sont également économes en énergie car aucune eau n’est perdue et ils ne nécessitent aucune énergie. Il suffit de planter les cônes autonomes (à visser sur une bouteille en plastique) directement dans la terre au pied de votre plante pour l’alimenter en eau. Le débit n’étant pas réglable, il faut au préalable estimer quel cône convient en fonction de la taille du contenant de votre plante, de sa consommation moyenne en eau et de la durée de votre absence.

  • Débit : entre 7 et 50 cl / jour selon le cône (soit 3 à 20 jours en moyenne pour une bouteille de 1,5 l).
  • Prix : de 4 à 6€ le cône selon le conditionnement et 14€ le kit de 4 cônes.
  • Mini budget : Percez un trou dans le bouchon d’une bouteille en plastique. Remplissez la bouteille puis venez la retourner en enfonçant le bouchon dans la terre.

L'oya : le plus ancien et écologique

Très simples d’usage, les oyas présentent des avantages écologiques et économiques indéniables. Une économie de 50% d’eau est à noter avec ces jarres en terre cuites. Il sera possible d’alimenter en eau des plantes à 50 centimètres de distance. Il faut enterrer la jarre et la remplir d’eau. La terre cuite étant poreuse, elle laisse échapper graduellement l'humidité nécessaire directement au niveau des racines par suintement. Les plantes absorbent l'eau dont elles ont besoin. Sans évaporation, la terre autour de l'oya reste humide plus longtemps qu'avec un arrosage de surface.

Ce système ancestral offre par ailleurs de nombreux bienfaits pour la plante et son environnement : 

  • Réduction du nombre de mauvaises herbes car les oyas alimentent uniquement au niveau des racines des plantes. La surface de la terre n’étant pas irriguée, les herbes indésirables ont moins de chance de germer.
  • Sans arrosage en surface, les feuilles sont moins humides, ce qui réduit la prolifération de certaines maladies.
  • Les limaces vont être attirées autour du pot, il suffira de les lever à la mains et ainsi elles n’iront pas à la surface.

Plusieurs tailles d’oyas existent, permettant de convenir aux différents potagers, parterres fleuris (oyas à enterrer) et plantes en pot (oyas à planter).

Pour vous donner une idée en général les oyas se déclinent en 3 tailles : 

  • Une taille S d’environ 9 cm diamètre pouvant contenir 0,3 l, un diamètre d’irrigation de 25cm et délivrant 0,1 l par jour pour une autonomie de 3 jours. Prix : 10€ à 20€.
  • Une taille M d’environ 14,5 cm diamètre pouvant contenir 1,5 l, un diamètre d’irrigation de 45cm et délivrant 0,4 l par jour pour une autonomie de 4 jours. Prix : env. 20€.
  • Une taille L d’environ 22 cm diamètre pouvant contenir 5 l pour un diamètre d'irrigation de 65cm et délivrant 1 l par jour pour une autonomie de 5 jours. Prix : env. 30 à 40€.

L’arrosage automatique : la solution économique pour jardiniers confirmés

L’arrosage autonome est une option qui s’adresse davantage aux jardiniers ayant de nombreuses plantes, difficilement transportables ou nécessitant des soins particuliers. Il faut en effet bien connaître les besoins de ses végétaux pour adapter leur arrosage lors de votre absence. En effet, en cas de mauvais réglages votre potager risque de souffrir d’un stress hydrique lié à un changement d’irrigation, qu’elle soit trop abondante ou peu suffisante.

Néanmoins lorsque vous maîtrisez le sujet, les multiples systèmes d’arrosage autonomes présents sur le marché offrent une véritable indépendance de votre jardin de balcon ou d’intérieur.

Pour bien choisir le système d’arrosage adapté, voici quelques facteurs déterminants :

  • Durée de l’absence
  • Nature des plantations
  • Conditions climatiques de la région
  • Type d’alimentation (robinet, réserve d’eau, débit, pression…)
  • Budget

Le système d'arrosage multi-pots : une solution clé en main

Ce système en tuyaux ponctués de cônes en céramique qui libèrent l’eau ne nécessite ni robinet sur balcon, ni pompe à eau. Il suffit de placer un grand réservoir d’eau 75 cm au-dessus des plantes à arroser pour que la canne siphon puise l’eau par gravitation. Un produit lowtech facile d’utilisation et qui permet de raccorder des tuyaux pour arroser jusqu’à 40 pots. Ce type de système s’adapte bien aux balcons ou terrasses avec de multiples contenants.

  • Débit : entre 7 et 50 cl / jour selon le cône.
  • Prix : de 35 à 45€ le kit de 7 cônes.

Les pots récupérateurs d’eau : la solution intégrée aux pots, cache-pots et jardinières avec réserve d’eau

Ces contenants sont dotés d'un double fond dans lequel se trouve une réserve d’eau d‘une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 12 semaines, c’est donc l’arrosage le plus autonome de notre liste ! L'eau apportée lors du remplissage du pot est restituée à la plante par capillarité. La terre et l’eau sont séparées grâce à une grille ou un plateau percé qui laisse passer l’humidité. Ils sont particulièrement adaptés aux plantes appréciant l’humidité, les plantes vertes et fleuries.

Une jauge permet parfois d’estimer le niveau de l'eau dans la réserve, on peut ainsi avoir une idée du remplissage des besoins en eau de la plante. Ce système est particulièrement astucieux car en cas de pluie, le surplus d'eau s'écoule par un trop-plein. Dans certains cas, il peut être nécessaire de mettre une couche de drainage au fond du pot.

  • Autonomie : jusqu’à 12 semaines.
  • Contenance du réservoir : jusqu’à 27 l.
  • Prix : Entre 50 et 200€ le pot. Oui, c’est aussi la solution la plus onéreuse !

Le retour des vacances

Voici quelques conseils pour revigorer vos plantes à votre retour :

  • Arrosez par petit volumes en plusieurs fois pour que le terreau absorbe mieux l’eau.
  • Taillez vos plantes, enlevez les feuilles mortes.
  • Récoltez vos fruits et légumes mûris en votre absence !
  • Retirez les plants morts (sans aucunes feuilles ou tiges vertes) de votre potager et pour les plants compostables mettez les dans votre compost ou lombricompost !

C’est la fin des vacances mais le début d’une nouvelle saison ! Au retour de vos vacances, vos plantations d’étés et vos arbustes fleuris seront encore (normalement) fructueux. C’est aussi le bon moment pour réfléchir à son plan de culture pour l’automne !

Le plus Ceercle : Côté vers de compost, pas de panique ! Ces petites bêtes sont très résistantes mine de rien, laissez-leur une bonne couche de nourriture avant de partir et elles s’en accommoderont pendant plusieurs semaines en régulant leur population.


Tout savoir sur le lombricompostage

En vogue aujourd’hui, la technique du lombricompostage nous vient des pays anglo-saxons et date des années 1950. Ce procédé se caractérise par la digestion des déchets organiques alimentaires par les vers, qui les transforment en engrais de grande qualité pour un jardinage urbain autonome et zéro déchet.

Le lombricompost est un véritable écosystème et son équilibre est conditionné par des règles qu’il faut respecter.

Sommaire :

  1. Qu’est-ce que le lombricompostage ?
  2. Quels sont les atouts d’un lombricomposteur ?
  3. Guide pratique et recommandations

Qu’est-ce que le lombricompostage ?

Par l’effet naturel de bio-oxydation de vos biodéchets par les vers et les micro-organismes, la matière organique se transforme puis se stabilise en nutriments utiles pour les plantes.

Aussi appelé vermicompostage, cette technique fait intervenir les micro-organismes (bactéries) qu’on trouve naturellement dans le simple compost. Ceux-là digèrent une bonne partie des biodéchets puis s’endorment. C’est là que les lombrics entrent en scène pour terminer le travail. Invertébrés, ils se glissent partout et ingèrent l’eau, la terre et les bactéries qui lui permettront de produire des déjections à haute valeur ajoutée.

Une fois transformé, le lombricompost amende la terre, c’est-à-dire qu’il améliore les propriétés physiques d'un sol.

Disposé en surface ou mélangé au terreau, cette matière riche en humus apporte de façon progressive et continue les bons nutriments pour le développement de vos végétaux. Cet humus, autrement dit la matière organique issue de la décomposition des végétaux, permet d’entretenir durablement la qualité de votre terre. Qui plus est, le lombricompost facilite la pénétration ainsi que la rétention de l’eau dans le sol tout en l’aérant.

Les atouts du lombricompost :

  • Sans odeur :  les vers aèrent la terre et leurs déjections suppriment les effluves désagréables de décomposition
  • Facile à utiliser : il est auto-entretenu et s’adapte facilement à toutes les saisons (alors que le compost classique est plus lent en hiver et odorant en été). Inutile aussi de l’humidifier et de le retourner, les vers font tout le travail ! Qui plus est, ils travaillent à froid 24h/24 et gardent le lombricompost à une température stable permettant de réduire les risques bactériologiques et les maladies car ils mangent près de leur propre poids par jour.
  • Un lombricompost plus riche qu’un compost classique. Sa digestion par un animal lui permet d’être stable et facilement assimilable par les plantes. Le compost classique est issu d’un procédé de fermentation et sa composition est donc moins stable. En somme, le compost classique serait 7 fois moins riche qu’un lombricompost.
  • La production de thé de compost : la récupération de l’eau usée filtrée par le lombricompost mélangée au jus issu de la dégradation des déchets permet l’utilisation d’un engrais liquide gratuit et hyper qualitatif pour vos plantes. Riche en nutriments, il peut être très concentré et dans ce cas il faut même le diluer.

Guide utile du lombricompostage

#1 Quels vers choisir ?

Attention un ver de compost n’est pas un ver de terre ! Un ver de compost ou ver épigé travaille dans les 20 premiers centimètres du sol tandis que les vers de terre travaillent plus en profondeur.

Privilégiez alors les espèces telles que le ver rouge de Californie ou encore le ver de fumier.

#2 Quels biodéchets mettre dans votre lombricompost ?

De la matière organique (⅔) et de la matière sèche (⅓).

  • En effet, la matière sèche comme le carton brun constitue un apport carboné et permet de donner une consistance granuleuse et facile d’utilisation à votre humus.

Papiers, cartons, boîte à œufs, carton de pizza humidifié, rouleau de papier toilette ou d’essuie tout vide, essuie tout et serviette en papier, papier journal coupé en petits morceaux*, sciure de feuillus (évitez le Chêne et le Châtaigner)

  • Pour ce qui est de la matière organique, vos épluchures sont toutes adaptées à cet usage. Attention toutefois aux déchets d’ail et d’oignon qu’il faut composter avec parcimonie car ils sont agressifs pour les vers. N’oubliez pas le marc de café ! Pour économiser vos vers, n’hésitez pas à couper vos épluchures au préalable.

Les erreurs à éviter avec le lombricompost :

L’ennemi juré : le papier glacé ! Si la présence d’encre sur le papier est tolérée par les vers, il faut éviter à tout prix les papiers glacés et fortement imprimés.

Le déséquilibre du buffet :  il est important de respecter un équilibre entre l’apport de matières riches en azote (matières fraîches) et les matières riches en carbone (matières sèches comme le papier). Le mieux est ainsi d’entretenir un équilibre 2/3 de matières fraîches, 1/3 de matières sèches ! De la même manière il faut se méfier de l’acidité de votre lombricompost, pour la faire baisser il ne faut pas hésiter à rajouter des coquilles d’œufs séchées puis réduite en poudre

Les vers ne nagent pas : si vous trouvez que votre lombricompost s’assèche, ne l’arrosez pas abondement, l’humidité souhaitable est entre 75% et 85% et ce sont vos biodéchets qui font le travail d’humidification. Si vous le trouvez tout de même trop sec, pulvérisez-le seulement.

Il est riche, très riche : le compost issu de votre lombricompost est très riche en nutriments. Si riche, qu’il est proscrit de l’utiliser seul. Il faut impérativement le mélanger à de la terre. Trop humide, mettez-le à sécher avant de le mélanger à de la terre. Il est recommandé de doser son compost savamment.

Pour exemple :

  • Pour la pelouse et le potager : 20Kg pour 50 à 100 m2
  • En plantation d’arbre : 1 à 3 Kg par arbuste selon sa taille
  • En repiquage : 1 à 2 poignées par plant
  • En jardinière : faire un mélange 1/3 de lombricompost et 2/3 de terre
  • En plantation de fruits et légumes (tomate, fraisier, potiron, radis, cornichon, etc.) : directement dans le lombricompost pur

#3 Quand récolter le lombricompost dégradé pour venir amender votre terreau ?

Le lombricompost fonctionne par palier, le premier (celui du dessus) comprend les biodéchets frais, le second en dessous est celui contenant les vers et donc les déchets en cours de digestion. Le 3ème étant celui contenant la matière organique transformée en compost. Il faut le récolter entre 4 à 6 mois la première fois puis vous pouvez le récolter tous les 3 mois car l’écosystème se sera bien mis en place et le rythme de décomposition se sera accéléré.

Bon à savoir :

  • Si des déchets sont mal décomposés (encore frais en apparence ou en morceaux visibles) dans votre compost, n’hésitez pas à les remettre avec les déchets frais sur le dessus de votre lombricompost.
  • On reconnaît un lombricompost mature à sa couleur noire, son aspect grumeleux de terre fraîche et son odeur de sous-bois.

#4 Où placer votre lombricompost ?

En intérieur, dans un endroit non exposé au soleil ou dans une cave, votre lombricompost se plaît dans des températures entre 5 et 30 degrés. A savoir qu’entre 5 et 15 degrés la vie du compost est ralentie, également entre 25 et 30 degrés. Ainsi la meilleure température est comprise entre 15 et 25 degrés. En cas d’extrême chaleur, humidifier le compost en pulvérisant de l’eau pour éviter qu’il ne s’assèche.

En extérieur, placez-le dans un endroit non exposé directement au soleil, cela risquerait de créer trop de différences de température et de perturber l’écosystème interne du lombricompost. En hiver, protéger votre lombricompost du gel en le recouvrant d’une couverture ou avec du polystyrène expansé.

Par ailleurs, protégez-le de la pluie ou vérifiez qu’il est hermétiquement fermé. Attention toutefois à le placer dans un endroit aéré pour favoriser le processus d’aérobie et qu’il ne sente pas mauvais.

Enfin, nos amis les vers, n’aiment pas les bruits et les vibrations il est donc préférable de leur accorder ce calme-là, on leur doit bien ça 😉

#5 L’astuce de Ceercle : créez-vous un pré-composteur

Pour vous éviter de passer par l’étape lombricomposteur à chaque fois que vous produisez des biodéchets, stockez vos déchets la semaine et alimentez votre compost lorsque le récipient est plein.

Lorsque vous produisez des biodéchets, que ce soit des matières sèches ou humides, coupez-les en petits morceaux d’environ 2 cm et réservez – les dans un récipient hermétique pour qu’il n’y ait pas de mauvaises odeurs.

Cette technique a l’avantage de vous faire gagner du temps à chaque fin de préparation en cuisine et surtout de donner à vos vers une nourriture légèrement fanée dans laquelle des micro-organismes se sont déjà développés.

Un festin pour les vers, une solution utile pour toute la famille !


L’hortithérapie : quand le jardin nous veut du bien

On a tendance à résumer les bienfaits de la nature sur notre santé à ses effets réducteurs de l’anxiété. Mais la nature, panse bien des maux si on en fait le support d’activités thérapeutiques. C’est ce que l’hortithérapie, une discipline née au XIXème siècle, tend à montrer. Elle renvoie aux activités horticoles insérées dans des parcours de soins au travers de la création d’un jardin thérapeutique et l’encadrement par des professionnels formés à cette discipline.

En stimulant nos cinq sens, l’hortithérapie part du principe que le jardinage peut être le support d’une thérapie physique et psychique notamment pour les maladies liées au cerveau comme Alzheimer. (Voir photo du jardin thérapeutique de l’Hôpital Molière-Longchamp à Bruxelles)

Sur le plan physique, l’hortithérapie agit sur la diminution du stress, l’amélioration de la vitalité, de l’endurance et de l’équilibre des patients

D’un point de vue social, introduire l’hortithérapie dans un parcours de soin de patients temporaires ou permanents d’établissements de soins, permet de créer de la cohésion dans un groupe et lutte contre l’exclusion par la maladie.

Une discipline qui peine à trouver sa place en France

Si les bienfaits de ces jardins sont particulièrement reconnus en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Japon, l’appropriation française de l’hortithérapie reste timide.

Et pourtant, par sa simple présence, la nature nous soigne. Depuis les années 1950, des travaux menés auprès de patients bénéficiant d’un accès ou d’une vue sur un jardin en comparaison à ceux qui en sont privés, affichent des résultats édifiants. Plus globalement, un jardin améliore le bien-être et la qualité de vie de tous les usagers (personnel médical, patients, visiteurs) mais aussi leur santé (qualité du sommeil, réduction des médicaments prescrits, appétit,,…).

En France, la présence de la nature dans les établissements de soins reste limitée à une fonction passive, c’est-à-dire, à un jardin improductif et propice à la déambulation et la contemplation. Il y a peu d’initiatives qui tendent à redonner une dimension productive et proactive aux jardins des établissements comme cela a pourtant été le cas jusqu’au XXème siècle dans tous les établissements de soins.

Des jardins pas comme les autres

Si elles restent peu reconnues en France, de plus en plus d’initiatives innovantes parviennent à s’insérer légitimement dans les projets de construction/rénovation d’établissements de soins. En la matière, on peut citer par exemple le « Jardin pour Toit », un jardin thérapeutique de 500 m² réalisé par la startup parisienne @Topager sur le toit du Centre Robert Doisneau (photo à l’appui) dans le 18ème arrondissement de Paris.

Il est nécessaire d’adapter la vocation et la morphologie des jardins thérapeutiques aux différentes pathologies concernées. En effet, dès sa conception, un jardin de soins requiert l’expertise de professionnels de l’aménagement paysager pour adapter les variétés et les supports aux objectifs et contraintes des établissements et des thérapeutes qui le pratiqueront (psychomotriciens, ergothérapeutes, psychologues)

Une hortithérapie en solo chez soi, c’est possible ?

On abordera ici davantage la jardinothérapie, un terme plus adapté à cette discipline appliquée aux particuliers. S’essayer à la jardinothérapie de chez soi, dans son jardin ou sur son balcon/terrasse revient à se créer un espace, un rituel propice pour ralentir, réduire notre anxiété, penser à autre chose et partager un moment en famille. Plus encore, cultiver son propre jardin permettrait, au-delà de l’activité physique qu’il sous-entend, de renforcer notre estime de soi. Un véritable médicament contre nos anxiétés contemporaines donc.

Profitez de cet espace pour y associer vos proches et tenter de leur faire du bien. Troubles de l’hyperactivité chez les enfants, problèmes de mémoire chez les personnes âgées, il ne faut pas hésiter à se renseigner et à utiliser quelques préceptes pour adapter vos cultures et supports aux besoins de votre famille. Prolongez ensuite la thérapie en famille dans la cuisine et octroyez-vous un moment de partage et de détente en cuisinant votre production.

Installez-vous avec un bon livre ou un tapis de yoga au centre de votre jardin et réinventez l’hortithérapie à la maison.

Pour vous initier, voici quelques lectures que l’on vous conseille :

  • Denis Richard, Quand jardiner soigne. Initiation pratique aux jardins thérapeutiques, 2011
  • Anne Ribes, Toucher la Terre – Jardiner avec ceux qui souffrent, 2005

Si vous voulez apprendre quelques préceptes en vous amusant et que vous habitez à Paris, testez les ateliers de l’association @LesSecretsdeLaBellePlante ! 😊

Le petit plus de Ceercle : testez la sylvothérapie !

La « thérapie de forêt » est un principe thérapeutique qui nous vient du Japon où cette pratique est déjà institutionnalisée depuis 1980 sous le nom de « Shinrin-Yoku » (littéralement « Prendre l’atmosphère de la Forêt »), pour inciter les citoyens à faire des promenades en forêt.

Selon les chercheurs de la sylvothérapie, marcher en forêt durant 40 min ferait considérablement diminuer le stress, le rythme cardiaque et la pression artérielle. Plus encore, se balader en forêt renforce le système immunitaire, fait baisser notre taux de glucose (intérêt pour les diabétiques), diminue notre agressivité et les symptômes de la dépression. L’ampleur de cette discipline est telle que depuis 2006, le gouvernement japonais a décrété l’établissement de 62 « routes thérapeutiques » au préalables sélectionnées par des thérapeutes de la sylvothérapie.

Il n’existe pas d’équivalent en France mais d’après une étude, 75% des Français vivent à moins de 30 minutes d’une forêt. On peut ainsi tout simplement se balader seul ou en famille dans une forêt et tout simplement prendre le temps de déambuler, lever la tête, sentir, toucher. On peut également se faire accompagner par un sylvothérapeute qui peut vous initier à la marche des cinq sens en pleine conscience, à des postures de yoga, des respirations et des étirements sylviques.

Bibliographie :


Jardiner en famille pour se connecter à la nature

De l’unique plante du salon aux jardins des grands-parents en passant par le balcon de l’appartement familial, prendre soin d’une plante c’est déjà créer du lien.

La nature fascine, intrigue et canalise des plus petits aux plus grands. Il nous est tous possible de nous émerveiller, de nous émouvoir ou encore de nous impatienter de voir nos cultures grandir et donner des fruits. Pratiquer une activité manuelle entre amis, entre voisins ou avec vos enfants est un moyen simple de créer du lien et de partager des connaissances.

Le jardinage est une activité naturellement ludique qui permet à chacun de s’octroyer un moment de détente et de partage avec ses proches.

Un apprentissage intergénérationnel réciproque : jardiner permet la transmission de connaissances et le partage d’idées

L’appréhension de la nature diffère entre chaque génération. Ainsi nous naissons avec notre vision de ce qu’est et doit être la Nature. De cette manière, notre rapport à sa préservation et à son apprivoisement évolue et c’est en cela que le jardinage devient également débat et réflexion. En fonction de notre culture, de notre expérience, de notre paysage de naissance, nous portons des regards différents sur la Nature.

De la même manière, les écoles et les techniques de maraichages rassemblent et divisent. Jardiner avec autrui permet alors de confronter les visions, demander conseil, apprendre des techniques et des autres. Sur ce point, les jardins partagés permettent le troc de connaissances et le lien intergénérationnel par le jardinage mais si vous n’avez pas cette chance, pas de panique !

Nous connaissons tous des jardiniers confirmés dans nos cercles proches, il ne faut pas hésiter à demander l’expertise des plus expérimentés. Le jardinage c’est aussi l’art de l’humilité, face à la Nature et ses exigences, et par conséquent, il ne faut pas hésiter à questionner, innover et remettre en question ses propres connaissances et techniques.

Le jardinage est donc un terrain de perpétuel apprentissage mais également d’expression de chacun. Si vos enfants désirent mettre en pratique des techniques différentes, prendre la responsabilité d’une culture en particulier, être les jardiniers en chef des tomates cet été, laissez-les faire.

Donner la vie à une graine et s’assurer de sa croissance et de sa pérennité, voilà une bonne manière de responsabiliser un enfant et de lui apprendre la patience. Oui, jardiner nous apaise et nous valorise. Pour petits et grands, parvenir à mener à bien une culture qui profitera aux yeux ou aux papilles de la famille nous rend fiers.

Une activité qui permet de sensibiliser les plus petits aux enjeux de consommation et d’alimentation

Donner à voir à son enfant le cycle d’une plante, de la plantation d’une graine à la dégustation de ses fruits permet entre autres de sensibiliser aux enjeux de consommation et d’alimentation. Si nous avons perdu l’habitude de cultiver nos propres légumes (voir article 1), il est toutefois essentiel de donner à voir aux générations de futurs consommateurs les dessous de notre alimentation végétale.

En effet, cultiver quelques fruits et légumes par vos propres moyens avec vos enfants leur apprend naturellement la saisonnalité des produits et le goût d’un produit frais.

Avoir son petit potager dès le plus jeune âge, c’est également prendre conscience du temps et de l’exigence que requiert la culture d’un produit et donc l’intérêt de le respecter.

Enfin, potager en famille c’est aussi LA solution pour faire manger des légumes à vos enfants et les sensibiliser au gâchis alimentaire. Eh oui, si votre enfant a passé du temps à entretenir son potager, vous êtes assuré qu’il dégustera ses légumes avec appétit et fierté !

Les variétés idéales pour le jardinage avec des enfants !

  • Les salades : elles poussent vite, demandent peu d’entretien et peuvent se récolter feuilles par feuilles pour des dégustations improvisées au pied du potager.
  • Des herbes aromatiques : elles sont odorantes, goûteuses et éveilleront les sens de vos enfants.
  • Des légumes racines : radis, pommes de terre ou carottes car nous sommes tous curieux de tirer sur leur tige pour savoir ce qu’il y a en dessous
  • Des fleurs : quelques graines, de tournesol, de capucines ou encore de soucis et votre enfant s’ébahit chaque jour de ses couleurs ainsi que des pollinisateurs qu’elles attirent.

Quelles tâches donner à votre enfant ?

En fonction de leur aisance, guidez leurs mains, faites-leur faire les trous, rabattre la terre, arroser les plantes. Si la tâche n’est pas adaptée à leur âge, laissez-les vous observer et expliquez toujours vos actions.

Ainsi, et toujours dans une démarche pédagogique, invitez vos enfants à développer un regard critique sur l’état d’une plante ou de son sol. Apprenez-leur à détecter les besoins d’une plante (exposition, arrosage) mais également ses éventuelles maladies.

De la même manière, lorsque les plantes arrivent à maturité, pourquoi ne pas créer un rituel d’observation avec votre enfant ? Après l’école par exemple, accordez-vous un moment pour constater la croissance des fruits du potager et pourquoi pas en récolter pour le dîner.

Le petit plus de ceercle : fabriquez un hôtel à insecte avec vos enfants pour les familiariser avec la biodiversité

Sur votre balcon, terrasse ou jardin, pourquoi héberger des insectes ?

Si vous avez un potager les insectes sont vos alliés ! Coccinelles, araignées, abeilles, carabes, perce-oreilles ou encore papillons, on les appelle des insectes « auxiliaires ». Ils aident votre potager à fructifier en pollinisant les plantes ou en combattant les insectes dits « nuisibles ». Leur service écosystémique est peu coûteux et vous permet de vous passer de traitements chimiques. Par exemple, si les chrysopes s’installent dans votre hôtel, c’est la fin des pucerons assurée.

Ludique dans sa confection et son observation, il est un véritable terrain d’exploration pour vos enfants qui adoreront observer ses hôtes et leurs déplacements sur votre potager. C’est aussi un vrai refuge de biodiversité qui permet aux insectes de passer l’hiver et d’y pondre leurs larves au printemps et en été.

Comment le confectionner ?

On a tous une boîte à chaussure ou une caisse de vin en bois qui traîne, ne la jetez pas ! Ceercle vous explique comment la transformer en hôtel à insectes !

  • Munissez vous d’un contenant de ce type et avec du carton ou du bois créez des compartiments dans lesquels vous insérerez différents matériaux.
  • Exemples de matériaux pour remplir votre hôtel : brindilles de bois, pailles, pomme de pin, écorces de bois, feuilles mortes séchées, tiges de rosiers, tiges creuses.
  • N’hésitez pas à faire des fagots de bois morts, les insectes xylophages apprécieront les décomposer et s’y installer.
  • Une fois tous les éléments empilés et compactés les éléments doivent tenir seuls sans avoir besoin de les coller.

Exposition : placez l’hôtel devant le restaurant !

Il est judicieux de placer votre hôtel non loin d’un parterre de fleurs ou de plants potagers à polliniser pour que les insectes aient à se nourrir à proximité. Il doit rester sec donc placez-le face au soleil et protégé des vents et des intempéries. Surélevez-le également d’au moins 30 cm pour le protéger de l’humidité.

Avec l’équipe on a flashé sur l’Hot’Ailes du compte instagram @c.lairdutemps, on vous invite à lui piquer quelques idées pour un hôtel à insectes 5 étoiles !


Balcon végétalisé

Et si on potageait sur notre balcon ?

Alors qu’un français sur deux pense aujourd’hui que la ville du futur sera « végétale » on constate le retour à des imaginaires simples et associés au bien-être dans les aspirations des citadins. Oubliée les smart city, aujourd’hui la ville et ses habitants souhaitent se vêtir de vert et se verticaliser.

Cela ne vous aura pas échappé, les espaces de pleine terre en ville sont aujourd’hui une denrée rare. La ville s’étale, se verticalise, se densifie, et on peut interroger le rôle des urbains dans l’amélioration de leur cadre de vie. Végétaliser les villes par le haut, c’est notre ressort à nous pour participer à une ville plus habitable.

Alors pourquoi ne pas mêler l’utile à l’agréable et planter sur vos balcons des végétaux comestibles avec une véritable valeur ajoutée pour nos papilles, notre porte-monnaie et notre environnement ?

Produire en ville, c’était comment avant ?

Si fleurir son balcon a toujours été le réflexe de nombreux citadins, quand nous sommes-nous mis à l’imaginer garde-manger ?

La tendance à la consommation de produits locaux ne date pas d’hier non plus, mais alors que huit français sur dix vivent en ville, s’approvisionner relève parfois du casse-tête pour certains d’entre nous.

Cultiver ses propres légumes a pourtant fait partie du quotidien de nos ancêtres jusqu’à ce que l’urbanisation de nos modes de vie et l’industrialisation de notre  consommation ne freine les pratiques d’autoproduction/consommation. En effet, si les jardins partagés fleurissent en ville, ils restent limités dans leurs capacités d’accueil et sont en réalité les ancêtres des jardins ouvriers ou jardins familiaux de la fin du XIXème siècle. Ces derniers étaient implantés par des chefs d’entreprises dans des territoires très industrialisés dans le but de détourner les ouvriers des bars ou des syndicats.

Cela nous paraît aujourd’hui anecdotique mais la production de légumes à des fins personnelles faisait encore partie récemment de nos quotidiens et avait un véritable rôle dans nos logiques de consommation.

Et si le balcon devenait notre petite parcelle familiale 2.0 ? 

Même si plus petit, hors sol et limité dans le choix des variétés, planter à la verticale apparaît aujourd’hui plus que pertinent pour potager sur son balcon (du verbe potager, je potage, tu potages, ensemble, nous potageons 🙂

Si vous hésitez encore, voici quelques arguments qui sauront sûrement vous séduire :

#1 La garantie d’une fraîcheur unique :

Un produit fraîchement cultivé conserve tous ses atouts gustatifs et nutritionnels. Les vitamines et les nutriments ne sont pas altérés par le transport et les changements de température. Consommer des produits frais offre donc un avantage non seulement diététique mais aussi écologique.

#2 Un geste pour l’environnement qui s’adapte complètement à nos modes de vie :

En effet, l’absence de temps de transport n’est pas négligeable d’un point de vue du bilan carbone de nos produits. Lorsqu’on sait que la métropole de Lyon n’est autonome, d’un point de vue alimentaire, qu’à 4,6 % (chiffre de 2019) et que nous n’avons pas tous accès aux produits locaux, penser une alternative ultra-locale est primordiale !

En cultivant sur son balcon quelques aromatiques, fruits et légumes, on s’offre alors une pratique sur mesure et en accord avec nos convictions.

#3 Un vecteur de bien-être et de lien social :

Cultiver c’est d’abord préparer la terre, semer, planter bref redonner à nos mains le pouvoir de créer et de prendre soin de soi et de son environnement. Théorisée aux Etats Unis par le médecin Benjamin Rush au XIXème siècle, la Garden Therapy ou l’hortithérapie s’est développée dans les universités françaises dès les années 1950. Elle consiste à utiliser les plantes et le végétal comme médiation thérapeutique.

Reconnecter avec la Nature, ses exigences, ses fruits. Ré-apprendre le lexique, les gestes … Autrement dit, recréer une expérience de nature dans notre espace privé agirait sur notre santé mentale comme un catalyseur de nos frustrations et de nos anxiétés. La nature n’a pas la même temporalité que les urbains, réapprendre à attendre et à observer nos plantations contribuerait donc à nous faire ralentir. De la germination en passant par la croissance et la mort du produit cultivé, son cycle naturel nous renvoie à notre propre condition de vivant parmi d’autres.

Jardiner c’est enfin, si on le veut et/ou qu’on le peut, une pratique collective qui permet d’apprendre, de partager, de recevoir et de transmettre des savoirs et des savoirs faire.

#4 Une solution pratique et économique pour tous les urbains :

Avec un balcon en culture, on limite les lieux d’approvisionnement et donc les déplacements. D’un point de vue économique, l’autosuffisance sur certains produits généralement onéreux dans le commerce représente un véritable avantage financier pour les jardiniers de balcons. Une enquête participative réalisée depuis 2018 par la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF) a d’ores et déjà permis de souligner l’avantage comparatif de l’autoproduction par rapport à l’achat dans le commerce. L’intérêt économique serait particulièrement significatif dans le cas de la production d’aromatiques (persil, ciboulette,…) et de petits fruits rouges (fraises, framboises, groseilles). L’étude démontre que chez les jardiniers confirmés, 1 euro investi rapporte en moyenne 15 euros sans tenir compte du temps passé mais seulement des dépenses investies dans l’outillage ou les matières premières.

En bref : du balcon à l’assiette, on a tout intérêt à faire pousser des aliments qui sont bien meilleurs frais. Ils seront plus goûteux, plus énergétiques et également moins onéreux. Par exemple : 

  • Les plantes aromatiques
  • Les plantes grimpantes comme les tomates ou les haricots qu’il suffit de tuteurer pour verticaliser votre balcon et optimiser l’espace
  • Les légumes et fruits fragiles qui se conservent peu : les salades, les épinards, les fraises

Le petit plus de Ceercle : pimpez vos balcons pour profiter encore plus de vos végétaux :

Si vous décidez de potager sur votre balcon, profitez-en pour en faire un espace non seulement productif mais aussi récréatif. Un lieu de premier choix au printemps et en été sur lequel vos plantes vous apporteront fraîcheur, verdure et sérénité. Aménager son balcon, le végétaliser, le rendre confortable en ajoutant un tapis d’extérieur, des assises, des coussins est une bonne astuce pour profiter de votre extérieur. Vous pouvez également choisir des espèces florales odorantes et colorées pour ajouter des couleurs et vous créer un petit cocon de verdure.